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Euro 2012: le débat sur l'arbitrage vidéo relancé après Ukraine-Angleterre

Slate.fr, mis à jour le 20.06.2012 à 15 h 36

L'Anglais Terry sauve derrière sa ligne un tir de l'ukrainien Devic, le 19 juin 2012 à Donetsk. REUTERS/Michael Buholzer.

L'Anglais Terry sauve derrière sa ligne un tir de l'ukrainien Devic, le 19 juin 2012 à Donetsk. REUTERS/Michael Buholzer.

Cela fait partie des marronniers des compétitions internationales: le débat sur l’arbitrage vidéo est revenu sur le devant de la scène après l’erreur qui a privé l’Ukraine d’un but face à l’Angleterre mardi soir à Donetsk (0-1), et d’une égalisation qui lui aurait permis de rêver à une victoire qui l’aurait qualifiée.

L’action en cause a eu lieu à la 62e minute du match: alors que les Anglais menaient déjà au score, un tir contré de Marko Devic a franchi la ligne mais John Terry a dégagé le ballon derrière celle-ci, sans que l'arbitre s'en aperçoive.

L'arbitre placé derrière les buts (une innovation de cette compétition) n’a pas vu le but ukrainien, ce contre quoi s’est insurgé le sélectionneur Oleg Blokhine lors de la conférence de presse d’après-match:

«Il y a un ballon qui rentre de 50 centimètres dans le but anglais. Mais ce n'est pas but. Que puis-je dire, que puis-je faire face aux décisions des cinq arbitres qui sont sur le terrain et qui ne voient pas. A quoi servent-ils?»

Cette polémique survient alors que le Board, qui fixe les lois du jeu, doit prendre une décision le 5 juillet sur l’utilisation de la vidéo pour les franchissements de la ligne de but. Une solution à laquelle le président de l’UEFA, Michel Platini, est défavorable, au contraire de celui de la Fifa, Sepp Blatter, qui a de nouveau appuyée mercredi cette «GLT» (goal-line technology) sur son compte Twitter.

Pendant la Coupe du monde 2010 (marquée notamment par l’énorme erreur qui avait privé l’Angleterre d’un but égalisateur contre l’Allemagne), nous avions organisé un débat sur l’arbitrage vidéo et à cinq arbitres entre le rédacteur en chef de Slate Johan Hufnagel et l’un des rédacteurs de notre blog football Plat du pied sécurité, Olivier Monod. Florilège des arguments échangés à l’époque:

«La grandeur de ce sport et sa légende ne seraient rien sans ces polémiques et ces "erreurs d’arbitrage" qu’on aurait pu/dû régler par l’utilisation de la vidéo. La victoire de l’Angleterre sur l’Allemagne en 1966, l’agression de Battiston par Schumacher en 82, la main de Maradona en 86, etc.»

«La vidéo […] n’est pas non plus l’instrument du diable. Il s’agit d’une des possibilités à envisager pour faire évoluer un sport sclérosé qui n’a pas évolué depuis trop longtemps.»

«Pour la vidéo, il va falloir un paquet de caméras. Est-ce que ce sera moins onéreux que le système à 5 arbitres voulu par l’UEFA?»

«Le foot doit vivre avec son temps. Les anti-vidéos sont des joueurs de l’ancien temps qui naviguaient encore entre amateurisme et professionnalisme. Aujourd’hui, les stades sont à la pointe de la technologie, les maillots, les joueurs sont sur-préparés. Seuls les arbitres ne disposent pas de tout ce qu’offre la technique pour les aider à être meilleurs.»

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