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Euro 2012: les banques font leur pronostics

Grégoire Fleurot, mis à jour le 09.06.2012 à 9 h 12

A Londres le 6 octobre 2005, REUTERS/Russell Boyce

A Londres le 6 octobre 2005, REUTERS/Russell Boyce

Alors que l’Euro 2012 vient de commencer, les passionnés de football de tout le continent attendent avec impatience de voir si leurs pronostics vont se réaliser. Et les banquiers ne font pas exception: deux grands établissements financiers viennent de publier leur analyse et leurs prédictions pour la grande compétition du foot européen.

Le site du Financial Times consacre un billet de blog aux travaux d’un analyste de la banque UniCredit qui a mis au point un modèle de prévision basé sur la valeur marchande des joueurs. La banque explique:

«Quand un joueur est transféré d’un club à l’autre, plus la somme dépensée pour lui est grande, plus ses capacités sont supposées importantes. La loi économique implacable de l’offre et de la demande peut donc s’appliquer au marché des transferts du football.»

En se basant sur la valeur marchande des équipes, c’est l’Espagne qui devrait gagner la compétition, et de manière assez confortable. Car l’équipe est non seulement celle qui a le plus de valeur marchande, elle est aussi homogène, avec le gardien le plus cher, les meilleurs défenseurs et les meilleurs milieux de terrain. Seuls l’Angleterre et le Portugal ont des attaquants de plus grande valeur économique avec Rooney et Cristiano Ronaldo.

Au contraire, les équipes dont une grande partie de la valeur est basée sur un seul joueur (le Portugal de Cristiano Ronaldo ou la Suède de Zlatan Ibrahimovic) sont exposées à un risque important en cas de pépin ou de méforme de celui-ci.

Selon cette analyse, et la composition des poules, les demi-finales nous réservent deux grands classiques du football européen: Portugal-Espagne et Allemagne-Angleterre. La France est quatrième en valeur économique mais tombe contre l’Espagne en quart de finale après avoir terminé deuxième de son groupe derrière l’Angleterre. Et la finale que tout le monde attend: Espagne-Allemagne.

La France doit gagner pour la zone euro

Les économistes de la banque ABN Amro, qui se vantent d’avoir prédit avec succès la victoire de l’Espagne à la Coupe du monde de 2010, voient aussi ces deux équipes comme les plus fortes de la compétition (comme tout le monde à vrai-dire). Mais selon leurs calculs, basés sur les performances passées à l’Euro, le classement Fifa et un classement de forme des équipes, l’Allemagne a un léger avantage.

Quant à la France, ils estiment ni plus ni moins que c’est le pays dont une victoire finale serait la plus bénéfique pour l’économie européenne, par la confiance qu’elle apporterait à ce pays qui, des trois pays fondateurs de l’Europe présents, présente le plus grand risque de contagion dans la crise de la dette.

G.F.

Grégoire Fleurot
Grégoire Fleurot (799 articles)
Journaliste
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