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Euro 2012: les grosses cotes

Olivier Monod, mis à jour le 08.06.2012 à 9 h 59

Personne ne donne le Portugal ou la Russie gagnants, et c'est logique. Mais s'ils vont jusqu'au bout, tout le monde dira «je savais qu'ils allaient faire un truc».

Fabio Coentrao et Cristiano Ronaldo lors de Portugal-Turquie à Lisbonne le 2 juin 2012, REUTERS/Marcos Borga

Fabio Coentrao et Cristiano Ronaldo lors de Portugal-Turquie à Lisbonne le 2 juin 2012, REUTERS/Marcos Borga

Alors que la compétition commence enfin, Slate vous donne un coup de main pour vos derniers ajustements de paris en ligne et passe en revue des forces en présence de cet Euro 2012 en cinq groupes d’équipes plutôt homogènes:


Les grosses cotes

Portugal: l'équipe d'un seul homme

Depuis que leurs frères ennemis espagnols ont gagné la Coupe du monde et l’Euro, les Portugais sont les nouveaux losers ibériques. Une génération dorée est passée sans ramener de titres. Deco, Figo, Carvahlo, Ferreira ne sont plus là et l’équipe est en reconstruction. Côté look pour commencer, Abel Xavier a été remplacé par Coentrao, comme un symbole, le jaune est moins clinquant. Aussi, si les stars actuelles (CR7, Nani, Pepe) valent bien leurs devancières, le reste de l’équipe ne suit pas vraiment.

Pour tout dire, le milieu repose sur le punk à chien de Chelsea Raul Meireles. Avec un tel cocktail, l’équipe est capable de défier les plus grands et de perdre face aux plus petits comme cette défaite 0-1 en Norvège en phase de qualification... Heureusement pour eux, les Portugais ne devraient croiser que des cadors puisqu’ils partagent le groupe des Pays-Bas, de l’Allemagne et du Danemark qui les ont devancé en groupe de qualif’...

Au final, tout dépendra de Cristiano Ronaldo. Le garçon facture 46 buts cette saison avec le Real, devancé seulement par le lutin Messi, et, contrairement aux idées reçues, il est bon en sélection puisqu’il est le meilleur buteur de son équipe en phase de qualification avec 7 caramels. Mais CR7 a le syndrome du sauveur. Le truc qui le fait tenter des frappes de 40 mètres ou des grands ponts improbables. Les ibères en sont réduits à marquer de l’extérieur de la surface. Le Portugal a marqué 10 buts de loin, record des phases de qualification.

Le prono: Les Portugais vont réaliser l’exploit de gagner contre l’Allemagne, faire nul avec les Pays-bas mais perdre contre le Danemark et ne pas se qualifier à la différence de but. Une première pour ce pays qui a atteint les phases éliminatoires à chacune de ses 6 participations à l’euro.

Russie: un mircale du «petit général»?

En 2008, les Russes avaient créé la surprise en éliminant les Pays-Bas en quarts avant de se faire fesser 3-0 par les Espagnols en demi. Présente pour la quatrième fois sur la scène européenne depuis 1994, elle sera donc attendue sans être forcément être mieux connue. Archavin, la star du précédent tournoi, a depuis raté son passage à Arsenal. Pour le reste, la sélection nationale s’appuie sur les épines dorsales des clubs locaux, Cska Moscou, Dynamo Moscou, Lokomotiv Moscou et Zenit Saint-Petersbourg en tête.

On aura donc affaire à une équipe cohérente, toujours joueuse mais pas flamboyante non plus. Son parcours en qualification ne fait pas très peur, mais elle finit 2e meilleure défense de l’ensemble de la campagne de qualifications avec 4 petits pions encaissés. Des résultats dignes de l’équipe de France en somme. La Russie a la chance de tomber dans un groupe plutôt facile avec la Pologne, la République Tchèque et la Grèce, qu’ils étaient les seuls à avoir battu en 2004.

Et Dick «le petit général» Advocaat, le coach hollandais, est loin d’être un manchot. Son palmarès est éloquent et il connaît bien le foot russe à la suite de son passage au Zenit Saint Petersbourg  avec qui il a gagné l’Europa League en 2008. Bref, le mec idéal pour faire évoluer la belle équipe de 2008 en une machine à gagner. Surtout, c’est sous ses ordres que Arshavin a donné le meilleur de lui-même avec le Zenith.

Le prono: Arrivé en tête d’un groupe facile, la Russie tombe sur le numéro 2 du groupe de la mort en quart de finale, les Pays-Bas, pour un remake de 2008. Après une rencontre haletante la Russie se qualifie aux tirs aux buts sur un raté de Robben. Et en demi, elle prend de nouveau 3-0 contre l’Espagne. Bis repetita.

Olivier Monod

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