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Euro 2012: les outsiders accidentés

Aurélien Le Genissel, mis à jour le 08.06.2012 à 10 h 02

Cachés pour mieux bondir par surprise, loin des projecteurs pour ne pas subir la pression, la France, l'Angleterre et l'Italie n’ont rien à perdre.

Les joueurs de l'équipe d'Italie à l'entraînement le 28 mai 2012 à Parme, REUTERS

Les joueurs de l'équipe d'Italie à l'entraînement le 28 mai 2012 à Parme, REUTERS

Alors que la compétition commence enfin, Slate vous donne un coup de main pour vos derniers ajustements de paris en ligne et passe en revue des forces en présence de cet Euro 2012 en cinq groupes d’équipes plutôt homogènes:


Les outsiders accidentés

France: an 2

L’équipe de France est en pleine reconstruction après le fiasco du mondial 2010 et l’humiliation de «l’affaire du bus». Laurent Blanc l’avait annoncé dès sa prise de fonction, l’objectif est de redevenir un prétendant à la victoire finale pour la Coupe du Monde 2014. Ce n’est pas pour rien que les Bleus possèdent l’effectif le plus inexpérimenté de l’Euro avec une moyenne de 21 sélections, à égalité avec la Pologne. Cette compétition n’est, dans le fond, qu’un bon exercice pour voir où elle en est, qui pourrait se transformer en belle surprise pour les supporters.

Sans trop de pression (difficile de faire pire qu’en 2010…), avec un groupe facile, un Benzema qui a vraiment explosé cette année au Real Madrid, un Ribéry qui revient à son meilleur niveau, la France a beaucoup à gagner et pas trop à perdre. D’autant que les Bleus sont invaincus contre l'Ukraine, la Suède et l'Angleterre depuis l'an 2000: 10 confrontations, pour 7 victoires et 3 nuls.

Que des bonnes nouvelles. Laurent Blanc semble avoir repris les rênes d’un groupe qui est capable du meilleur et du pire (parfois dans un même match). La France est une équipe, une vraie, avec des joueurs au potentiel très intéressant (Cabaye, Nasri). Et elle est imprévisible. Seul grand doute peut-être: la charnière centrale Mexès-Rami. Ça passe face à la Serbie ou à l’Estonie. On verra face au Portugal, aux Pays-Bas ou à l’Angleterre.

Le prono: Outsider: «concurrent pouvant avoir de très bons résultats sans pour autant faire partie des favoris» selon le dictionnaire (Wikipedia, quoi). Ceux qui peuvent créer la surprise, en gros. Une victoire de la France en serait une.

Italie: l'animal blessé

Le énième scandale de paris truqués dans le Calcio peut distraire la Squadra Azzurra? Au contraire, ils sont encore plus dangereux. Chaque fois qu’ils ont des magouilles, des scandales ou des procès, ils finissent par gagner le tournoi. Depuis que le jeu existe, les Italiens n’ont pas vraiment changé. Ils vont spéculer, ils vont temporiser.

L’Italie n’a jamais marqué plus de 2 buts lors d’un match de phase finale de l’Euro. Voilà qui dit (presque) tout. En 27 matchs en phase finale, elle n’a encaissé que 18 buts, et personne ne fait plus de matchs nuls en phase finale (12 dont 7 sur le score de 0-0). Ses meilleurs buteurs sont Francesco Totti, Filippo Inzaghi, Pierluigi Casiraghi et Antonio Cassano, avec… seulement 2 buts chacun.

On continue? Vous avez compris. Sauf que la nouvelle Italie made in Cesare Prandelli essaye de jouer un peu plus, en laissant les rênes de l’équipe à l’imaginatif Andrea Pirlo. Ce n’est pas encore le Barça, mais ça lui a permis de terminer en tête du groupe C sans perdre le moindre match.

Buffon, Cassano, Motta, de Rossi, Chiellini sont toujours là mais le reste fait partie d’une nouvelle génération encore à découvrir dans une grande compétition internationale. Parions qu’ils seront toujours aussi disciplinés, efficaces et redoutables. Sauf peut-être Balotelli… mais ça, c’est une autre histoire.

Le prono: Le foot a ses règles implicites que tout le monde connaît. L’une des plus importantes: quoi qu’il arrive, les Allemands et les Italiens peuvent toujours gagner. On ne se mouille pas trop, mais les Italiens termineront pas loin de la finale.

Angleterre: ça va être tendu

Le conclave de Slate, qui dans le fond est une bande de joyeux rigolos, a décidé, sous l’emprise d’une quelconque substance hallucinogène, d’inclure l’Angleterre au détriment du Portugal dans la liste des outsiders. «Really?», comme diraient les Anglais. L’équipe dont la star est suspendue pour les deux premiers matchs, dont les gardiens sont attendus comme les vrais héros du tournoi, dont le meilleur joueur (Lampard, of course) vient de déclarer forfait et dont on ne compte plus les scandales extra sportifs (accusations de racisme, problèmes de couples)? L’équipe qui n’a jamais dépassé les demi-finales d’un championnat d’Europe et qui a gagné l’une des coupes du monde les plus controversées de l’histoire?

D’accord, ils ont inventé le jeu. Mais depuis? C’est vrai que l’Angleterre est actuellement sixième au classement Fifa, quatre places au-dessus du Portugal (10e). Mais à ce petit jeu-là l’Italie est 12e et la France… 14e.

Le prono:  On veut bien mettre les Anglais dans les outsiders, mais cela sent surtout la tactique pour (encore plus) se foutre d’eux une fois qu’ils seront éliminés. Quoique. Ils ont gagné la Ligue des champions avec Chelsea, c’est le jubilé de la Reine, ils accueillent les JO cet été.

Aurélien Le Genissel

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