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Euro 2012: la surconsommation de médicaments inquiète la Fifa

Slate.fr, mis à jour le 05.06.2012 à 17 h 18

Des médicaments. Rosy galsses, crimson pills / psyberartist via FlickrCC License by

Des médicaments. Rosy galsses, crimson pills / psyberartist via FlickrCC License by

L'«abus» d’analgésiques entraîne des dangers pour la carrière et la santé à long terme des footballeurs internationaux: c’est le médecin en chef de la Fifa en personne qui dresse ce constat à la veille de la plus grande compétition inter-nations européenne, rapporte la BBC.

A la veille de l’Euro 2012, le docteur Jiri Dvorak met en garde contre l’ampleur de ce problème, jusqu’ici totalement sous-estimé. Les médecins de la Fifa ont pris conscience du danger lors de la dernière Coupe du monde en Afrique du Sud, où ils avaient demandé aux médecins des équipes une liste des médicaments que les joueurs prenaient avant chaque match de la compétition.

Résultat, 40% des joueurs prenaient des médicaments antidouleur avant chaque match. Des études antérieures lors d’autres compétitions internationales avaient montré que beaucoup de joueurs prenaient des analgésiques et des anti-inflammatoires non-stéroïdiens (AINS), mais la consommation constatée à la Coupe du monde 2010, récemment publiée dans le British journal of sports medicine, a atteint des niveaux inquiétants. Chez certaines équipes, notamment nord et sud-américaines, les joueurs tournaient à trois médicaments par match.

«On peut parler d’abus, parce que les quantités sont simplement trop grandes», estime Dvorak. Et le problème n’est pas prêt de disparaître: les jeunes joueurs imitent leurs aînés et prennent de plus en plus d’analgésiques.

Selon les experts de la médecine sportive, les analgésiques sont particulièrement dangereux pour les sportifs de haut niveau, dont les reins sont très sollicités pendant l’effort, ce qui les rend plus vulnérables aux dégâts des médicaments puissants. Les AINS utilisés de manière abusive peuvent quant à eux entraîner des risques cardio-vasculaires.

Mais la pression qui pèse sur les médecins et les joueurs eux-mêmes pour qu’ils jouent malgré les blessures les pousse à prendre des risques inconsidérés. D’autant plus que les joueurs utilisent aussi les antidouleurs par prévention afin de ne pas sentir les éventuelles douleurs qui pourraient survenir pendant un match.

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