Monde

A Paris, votre avion a plus de retard qu'à Madrid, selon une étude mondiale sur les aéroports

Cécile Schilis-Gallego, mis à jour le 17.07.2013 à 18 h 37

Capture d'écran de la carte du Washington Post.

Capture d'écran de la carte du Washington Post.

Quels aéroports internationaux sont les plus susceptibles de vous faire attendre? C'est la question à laquelle tente de répondre une étude de FlightStats relayée dans le Washington Post.

Le quotidien américain a réalisé une carte interactive à partir des données recueillies sur les retards et annulations de vols au mois de juin 2013 dans la plupart des aéroports internationaux. 

Parmi les bons élèves on compte Tokyo, Amsterdam et Munich, où plus de 80% des vols arrivent à l'heure:

Paris fait pâle figure. Carton rouge pour la capitale française où:

  • Seuls 58% des vols au départ de l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle arrivent à l'heure. Plus de 11% des vols recensés en juin avaient plus de 45 minutes de retard.
  • 52% des vols au départ de l'aéroport d'Orly sont arrivés à l'heure en juin. Plus de 13% affichaient des retards de 45 minutes ou plus. 
  • Si l'on s'intéresse à la compagnie Air France, 72% des vols étaient à l'heure et près de 9% avaient plus de 45 minutes de retard. 

Voilà le pourcentage de départs à l'heure dans la zone européenne:

Les aéroports qui font moins bien que les parisiens en juin 2013 sont donc Istanbul, Lisbonne, Moscou (les trois aéroports) et Manchester.

Ce n'est pas la première fois que l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle est critiqué. En 2011, un article publié sur Slate commentait déjà le statut d'aéroport le plus haï au monde attribué à Roissy. La chaîne CNN s'indignait:

«Il y a une forme de haine bien spécifique envers les bâtiments qui vous obligent à enlever vos chaussures, à faire la queue, à acheter de la mauvaise nourriture et à courir vers une porte d’embarquement changée arbitrairement avant l’annulation de votre vol.»

Pour les retards cependant, Aéroports de Paris explique qu'il faut aller voir du côté de la direction générale de l'aviation civile. Le service communication d'ADP, joint par téléphone, se défend ainsi:

«Il faut voir le problème avec beaucoup de recul. Les avions ne sont pas forcément retardés à l’aéroport de Roissy mais à d'autres aéroports, ce qui perturbe ensuite l'aiguillage.»

Notons cependant quelques critiques qui peuvent être émises à propos des données utilisée par FlightStats, comme le souligne l'article du Washington Post:

«Les données incluent des milliers de vols par aéroport mais la fourchette de temps limitée (seulement un mois, NDLR) signifie que les résultats peuvent être biaisés par les conditions météorologiques. Et FlightStats le concède, indiquant que des conditions climatiques inhabituelles ont pu être à l'origine de retards plus nombreux que d'habitude en Amérique du Nord. Et la performance moyenne de Hong Kong –avec 63.66% des vols à l'heure– ne semble pas représenter la norme: l'aéroport avait fait bien mieux avec 77% en janvier. Enfin, le rapport se concentre beaucoup sur l'Europe, l'Amérique du nord et l'Asie de l'Est. Même si c'est vrai que la plupart des gros aéroports sont là, pas tous. Je ne sais pas pourquoi ils n'ont pas inclu les données pour les aéroports de Bangkok, Dubai ou Jakarta, qui font partie des plus occupés au monde.»

C. S-G

Note: Nous n'avons pas réussi à obtenir de réaction de la Direction générale de l'aviation civile au moment de la publication de l'article. Nous publierons leur réponse dès que nous la recevrons. 

Cécile Schilis-Gallego
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