Ils ont inventé le Tetris, le karaoké ou le Post-it et n'ont rien gagné

2013_Kautbullinger Post-it Star_Erste Tage_Canon EOS 650D_0013 / Andreas Kopp via FlickrCC License by

L'inventeur de la souris, Douglas Engelbart, est mort mardi 2 juillet. Véritable révolution, elle n'a pourtant pas fait de lui un homme riche, explique le Figaro:

«Même si Douglas Engelbart a déposé plus de 21 brevets, il n'a jamais fait fortune comme d'autres figures de la Silicon Valley. Pour la souris, qui s'est écoulée à plus d'un milliard d'exemplaires depuis sa création, il n'a jamais touché le moindre dividende. SRI a breveté la souris et a ensuite autorisé Apple à l'exploiter pour 40.000 dollars.»

La BBC revient à cette occasion sur ces inventeurs dont on utilise toujours les créations aujourd'hui et qui n'ont pas fait fortune. Parmi eux, on compte notamment l'inventeur des post-it:

«3M a vendu des milliards de post-it chaque année mais ses inventeurs se décrivent comme "aisés", pas riches. Ils ont été la co-création du Dr. Spencer Silver, qui en 1968 a développé un adhésif qui avait des "caractéristiques amovibles" et son collègue Art Fry qui a eu l'idée d'un marque-page qui reste à sa place dans son livre de messe.»

Dans les années 1970 la société 3M dépose la marque «Post-It» et commercialise les pense-bête. 

Du côté des jeux vidéo, le cultissime Tetris n'a pas non plus rendu son inventeur particulièrement riche:

«Le jeu Tetris, du programmeur russe Alexey Pajitnov, a été développé avec des collègues dans un centre de recherche financé par le gouvernement russe en 1985. Il a commencer à toucher des droits que 10 ans plus tard quand a été fondée l'entreprise The Tetris Company.»

Le thème, très célèbre, de Tetris est d'ailleurs inspiré d'une chanson populaire russe intitulée Korobeiniki  et racontant l'histoire d'un marchand russe avant la révolution. 

Ici le thème de Tetris:

Ici la chanson originale: 

Les machines à karaoké, inventées au Japon dans les années 1970, n'ont quant à elles pas été brevetées: 

«L'homme d'affaire japonais Daisuke Inoue gagnait sa vie en jouant de la batterie dans un groupe qui assurait l'accompagnement dans un bar où les clients étaient invités à venir chanter au micro. Un jour il n'a pas pu jouer et a mis une musique de fond à la place. Plus tard il a construit 11 karaokés ("orchestre vide") qu'il louait. Il n'a pas breveté son invention et en a gagné à peine un yen.»

La première machine s'appelle «8 Juke» et consiste en une enceinte de voiture équipée d'un microphone, un amplificateur et d'une cabine téléphonique à pièces lisant des cassettes. Daisuke Inoue a 31 ans et son invention sera bientôt concurrencée par l'arrivée dans les années 1980 de machines fonctionnant avec des disques. 

Certains avancent cependant d'autres hypothèses quant à l'origine des machines de karaoké, au Japon mais aussi dans d'autres pays. 

Pour l'anecdote, c'est Robbie Williams qui a enregistré le record du plus grand nombre de personnes chantant en karaoké lors d'un concert à Knebworth en 2003 au cours duquel 120.000 personnes ont entonné «Strong (song)».

Pour voir le reste des inventeurs sans le sou, cliquez ici

C. S-G

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Publié le 05/07/2013
Mis à jour le 05/07/2013 à 12h38