Monde

Plus besoin de tout savoir sur tout pour entrer à Google

Cécile Schilis-Gallego, mis à jour le 20.06.2013 à 16 h 43

Google / TopRank Online Marketing via FlickrCC License by

Google / TopRank Online Marketing via FlickrCC License by

Jusqu'à présent travailler pour Google, l'employeur le plus attractif au monde, était un parcours du combattant. En plus d'avoir étudié dans les meilleures universités, d'avoir eu les meilleures notes, et de vouloir changer le monde, il fallait également pouvoir répondre à un certain nombre de questions farfelues, largement commentées et critiquées sur Internet (voir ici, ici et ici). Un article de Slate en parlait déjà en 2010:

«Les entretiens se gâtent vite avec le nombre d'employeurs qui posent de véritables problèmes mathématiques et/ou logiques à leurs candidats: Google veut ainsi savoir "combien de ballons de baskets on pourrait faire rentrer dans cette salle", IBM "comment peser un éléphant sans utiliser de balance?".»

Parmi les questions les plus étranges posées par des recruteurs de Google (sélection totalement subjective), on note:

  • Combien demanderiez-vous à être payé pour nettoyer toutes les fenêtres de la ville de Seattle? (la réponse est ici)
  • Un homme a poussé sa voiture jusqu'à un hôtel et a perdu sa fortune. Que s'est-il passé?
  • Elaborez un plan d'évacuation de la ville de San Francisco (rien que ça)
  • Complétez la séquence: 10, 9, 60, 90, 70, 66
  • Comment stockeriez-vous un million de numéros de téléphone?
  • Quand le vent souffle, un aller-retour en avion prend plus de temps, le même temps ou moins de temps?
  • Comment pèseriez-vous votre tête? (ce ne sont pas les seuls à se le demander)

En 2011, selon un classement de glassdoor.com, Google arrivait en tête des questions les plus excentriques posées lors d'un entretien d'embauche, avec ce casse-tête:

«Combien de personnes utilisent Facebook à San Francisco à 14h30 un vendredi?»

L'écrivain américain William Poundstone dans son livre Etes-vous assez intelligent pour travailler chez Google? analyse ce processus de recrutement ainsi:

«Dans la philosophie de Google, des bonnes questions d'entretien sont comme un devoir maison. Le défi est de trouver une réponse que le recruteur n'a jamais entendue auparavant et qui est meilleure que n'importe quelle autre réponse qu'il a entendue

Il s'est d'ailleurs amusé à répondre sur YouTube à l'un des problèmes de Google: «Vous êtes dans une voiture avec un ballon d'hélium attaché au sol. Qu'arrive-t-il au ballon lorsque vous accélérez?» (vidéo en anglais):

Bonne nouvelle, tout cela ne va plus durer. Dans une interview accordée au New York Times,  le vice-président responsable du personnel de Google, Adam Bryant, a déclaré que ces questions ne servaient à rien.

«On s'est rendu compte que ces casse-tête étaient une perte de temps totale. Ils ne prédisent rien du tout. Ils servent principalement à ce que le recruteur se sente intelligent.»

Google s'appuierait donc beaucoup moins sur ce type de questions pour évaluer les candidats, rapporte Quartz. Pour tout le reste par contre, il faut toujours être le meilleur. 

C. S-G

Cécile Schilis-Gallego
Cécile Schilis-Gallego (105 articles)
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites, vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêt et nous suivre sur les réseaux sociaux. > Paramétrer > J'accepte