France

Conflits d'intérêts: l'industrie du tabac et la Fifa financent Interpol

Temps de lecture : 2 min

Le secrétaire général d'Interpol Ronald K. Noble le 1er mars 2005, REUTERS
Le secrétaire général d'Interpol Ronald K. Noble le 1er mars 2005, REUTERS

Une organisation chargée notamment de lutter contre le trafic illégal de cigarettes à l’international et la corruption peut-elle accepter d’être financée par Philip Morris, le premier fabricant de cigarettes au monde, et par la Fifa, une fédération entachée par de nombreux scandales de corruption au cours des dernières années? La même organisation, qui lutte aussi contre la contrefaçon, peut-elle passer un accord financier avec 29 entreprises pharmaceutiques provenant exclusivement des pays occidentaux alors que ces dernières sont en désaccord avec des entreprises d’autres pays sur la définition de la contrefaçon et les médicaments génériques?

Voici quelques-unes des questions posées par l’enquête de deux journalistes, Mathieu Martinière (qui écrit aussi pour Slate) et Robert Schmidt, intitulée «Interpol, l’argent et les lobbys» et publiée dans le magazine lyonnais Lyon Capitale de juin.

Le dossier de 12 pages, composé d’un long article, de plusieurs encadrés informatifs et interviews mais aussi des réponses écrites d'Interpol aux questions sensibles des journalistes, fait la lumière sur les nombreux financements privés conclus récemment par l’organisation de lutte contre la criminalité basée à Lyon, dont le budget est limité, et sur les conflits d’intérêts que certains d’entre eux font naître.

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