Life

Un parfum au caoutchouc en hommage aux premiers secours de Boston

Robin Panfili, mis à jour le 30.05.2013 à 11 h 10

First Response - Boston / Demeter Fragrance Library

First Response - Boston / Demeter Fragrance Library

En hommage aux pompiers et aux premiers secours des attentats de Boston du 15 avril 2013, la compagnie de parfum Demeter Fragrance Library a lancé, le 18 mai, un nouveau parfum, relate le Boston Magazine. Spécialement dédié au personnel de secours, «First Response - Boston» («Première réaction») est commercialisé entre 20 et 39,50 dollars.

Si un parfum-hommage n’a rien d’inédit –on pense à Michael Jackson, par exemple–, ce qui est le plus étonnant dans le lancement de ce nouveau parfum, ce sont les senteurs qui ont été utilisées pour sa confection: un mélange d’espèces florales et... des odeurs de fumée et de caoutchouc. Sur la fiche du produit, la marque en dit plus sur son initiative et explique ses choix et la manière dont elle a voulu rendre hommage à ces hommes:

«Les éléments de fumée et de caoutchouc sont destinés à rendre hommage aux pompiers de Boston qui, au mépris de leur propre sécurité, se sont constamment mis en danger au bénéfice des autres.»

Au-delà de l’hommage, Demeter –dont le directeur, Mark D. Crames, a vécu à Boston– s’est engagé à reverser 75% des bénéfices au Fonds pour les premiers secours de Boston, administré par la police et les pompiers de la ville. L’organisme recueille de l’argent et des dons pour les victimes des attentats et leurs familles. «Ici, à Demeter, nous voulons nous aussi faire quelque chose», explique Mark D. Crames. Il se défend de toute opération de marketing qui lui permettrait de faire du profit sur la tragédie.

Ceux qui ont essayé ce parfum semblent avoir été conquis. Dans les commentaires des clients sur le site de Demeter, les appréciations louent le produit.

«J’aime la combinaison épicée avec la touche subtile de caoutchouc qui en ressort.»

Mais pour d'autres, la création de ce parfum n’est pas du meilleur goût, explique ABC. A l’image de cette vendeuse de confiseries dont la boutique est située sur la ligne d’arrivée du marathon.

«Pour moi, c’est un peu malvenu d’essayer de mettre une tragédie dans un flacon. Les premiers à avoir réagi ne sont pas uniquement les pompiers, mais aussi la police et les participants à la course.»

Robin Panfili
Robin Panfili (190 articles)
Journaliste à Slate.fr
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