Economie

Mes confitures contre tes sushis: le troc alimentaire en plein essor

Lucie de la Héronnière, mis à jour le 21.05.2013 à 15 h 25

Oversized Zuchini - Sustainable Fawkner Food Produce Swap / Takver via FlickCC License by

Oversized Zuchini - Sustainable Fawkner Food Produce Swap / Takver via FlickCC License by

Le troc d’aliments est en plein essor au Royaume-Uni, affirme un article publié sur le site de BBC News, et ce grâce à de nouveaux groupes qui surgissent un peu partout dans le pays.

L’idée est loin d’être nouvelle: les hommes ont toujours échangé et négocié des denrées, des fèves de cacao aux épices, voire du lait ou du sucre pendant les guerres et les périodes de pénurie.

Mais ce mouvement de troc alimentaire moderne concerne plus les pâtisseries maison, la glace, les pommes, les oeufs ou l’ail sauvage...

Grâce à un réseau, le Food Swap Network, des évènements sont organisés régulièrement, avec pas plus de 40 «swappers» («troqueurs») à chaque fois, selon les recommandations du site. Les participants peuvent échanger des fruits et légumes cultivés dans leur jardin, des œufs, des préparations home made, confitures et autres... Il s'agit de nourriture excédentaire ou de petits plats préparés spécialement à l’avance, comme des sushis ou des gâteaux.

Aucune monnaie d’échange ne circule, si ce n’est la nourriture.

Voilà comment cela fonctionne: pendant les trente premières minutes, les «swappers» installent leurs étals et remplissent des petites cartes avec des infos sur les ingrédients et denrées proposés. Ensuite, tout le monde examine l’offre générale, goûte, discute, papote.

Si un participant est intéressé par un kilo de courgettes, il s’inscrit, en précisant ce qu’il est prêt à échanger. Pendant les trente dernières minutes se font les échanges concrets. Et chacun repart avec des nouvelles denrées fraîchement échangées.

The Food Swap Network est né à Brooklyn, explique BBC News. Aujourd’hui, plus de 125 groupes existent aux Etats-Unis, au Canada et au Royaume-Uni. Ailleurs en Europe, il y a un groupe enregistré aux Pays-Bas, et un autre en France.

Il existe d’autres plateformes, comme trocalimentaire.com, où l’on peut dénicher en ce moment des feuilles de laurier, des graines de kéfir ou de la confiture d’abricot contre des fruits et des légumes.

Mais évidemment, le troc alimentaire se fait aussi de manière complètement informelle et spontanée, entre voisins, plus en zone rurale que dans les grandes villes. En tous cas, ce troc alimentaire se nourrit de tendances fortes comme la lutte contre le gaspillage et le home made.

Les objectifs des adeptes du troc alimentaire sont, selon BBC News, de réduire les déchets, économiser de l’argent, et… rassembler les gens, autour de la nourriture et du bien manger. L’alimentation n’est bien sûr qu’un aspect de ce mouvement de troc, qui se développe aussi pour le partage de compétences ou encore de vêtements.

Lucie de la Héronnière
Lucie de la Héronnière (148 articles)
Journaliste
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