Monde

Dix centimes permettraient de sauver des vies au Bangladesh

Cécile Schilis-Gallego, mis à jour le 17.05.2013 à 12 h 27

CANADA, NEWFOUNDLAND, GEORGE VI ---10 CENTS 1945 woody1778a via Flickr CC License by

CANADA, NEWFOUNDLAND, GEORGE VI ---10 CENTS 1945 woody1778a via Flickr CC License by

Il ne suffirait que de dix centimes par vêtement pour améliorer la sécurité des usines de textile bangladaises et éviter des drames comme celui du Rana Plaza ou de Tazreen en 2012. C'est ce que rappelle le New Yorker, citant une étude du Worker Rights Consortium.

Comment arrive-t-on à ce chiffre? L'analyse considère que le montant nécessaire pour mettre les bâtiments aux normes de sécurité s'élève à trois milliards de dollars, répartis sur cinq ans.

Des géants du texiles se sont engagés mercredi 15 mai à rendre les usines textiles du Bangladesh plus sûres en signant un accord pour la sécurité réclamé par des syndicats locaux. Mais améliorer la sécurité des ateliers a un coût lors du passage en caisse –ce n'est d'ailleurs pas une surprise si la plupart des enseignes qui ont signé produisent des premier prix (Tesco et Sainsbury's au Royaume-Uni, Carrefour en France, etc.). 

Pour le New Yorker, «la question est de savoir si dix centimes supplémentaires pour une chemise ou une paire de chaussettes, comparés à la potentielle valeur de centaines de vies, vaudront la peine de faire des économies».

 

Cécile Schilis-Gallego
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