Monde

Le policier qui croit en la culpabilité de Pistorius témoigne

Cécile Schilis-Gallego, mis à jour le 15.05.2013 à 15 h 37

Oscar Pistorius / Mister-ELicense by

Oscar Pistorius / Mister-ELicense by

Pour le détective Hilton Botha, la mort de Reeva Steenkamp est un meurtre, rapporte Vanity Fair. Il est l'un des premiers à être arrivé sur les lieux après le décès de la compagne du médaillé paralympique Oscar Pistorius. Le héros sud-africain, qui reconnaît avoir été l'auteur des coups de feu qui l'ont tuée, s'est pourtant toujours défendu en disant avoir confondu sa compagne avec un cambrioleur.

Le détective Botha ne croit pas un mot de cette version. La localisation des impacts de balles, le positionnement du corps du mannequin mais aussi le tempérament violent du champion par le passé, ont fini de le convaincre. Pour lui, Pistorius a volontairement tiré sur Reeva Steenkamp:

«Ce n'est pas possible que ce soit autre chose. Il n'y avait qu'eux dans la maison et, d'après les registres de sécurité, elle était restée là depuis deux ou trois jours, donc il avait dû s'habituer à elle depuis ce temps... il n'y avait pas de trace d'infraction.»

La détermination du policier à prouver la culpabilité de Pistorius lui a, selon lui, coûté son poste. Remplacé par un autre inspecteur, il n’entend toutefois pas se taire:

«Ils pensaient que je n’allais pas témoigner et si je ne témoigne pas, tout ce qu’il s’est passé sur la scène du crime serait une déposition sur la foi d’autrui. »

Adulé dans son pays, le sextuple champion surnommé «Blade Runner» suscitait l’admiration pour avoir surmonté sa double-amputation des jambes et être devenu le premier paralympique à courir avec des valides aux Mondiaux d’athlétisme en 2011.

Les médias locaux semblent d’ailleurs avoir été touchés par l’émotion de Pistorius devant la justice:

«Il arrive devant le tribunal et il pleure. Et il pleure, et soudain la presse sud-africaine se retourne et il y a une grande sympathie pour Pistorius», constatait un journaliste américain sur NPR en février.

Les média internationaux se sont montrés dès le départ moins cléments à l’égard de du champion. En France, en avril dernier, le magazine «Spécial Investigation» de Canal+ retraçait le parcours d’un «champion déchu» et cherchait à montrer les parts d’ombre du parcours de Pistorius. 

Cécile Schilis-Gallego
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