Monde

Drones: la nouvelle course aux armements entre la Chine et les Etats-Unis

Temps de lecture : 2 min

MQ-1 Predator unmanned aircraft / U.S. Air Force

Pour les observateurs, c’est une nouvelle ère militaire qui s’ouvre. L’apparition de drones américains totalement informatisés, et donc autonomes pour le décollage et l'atterrissage, soulève une question importante, pour le New York Times: quelle place va jouer la course à l’armement entre les États-Unis et la Chine, qui suit la même piste?

Après des exercices concluants, la Navy américaine prévoit de nouvelles manoeuvres cette semaine où des drones automatisés —les X-47B— devront décoller du porte-avion George H. W. Bush et ré-atterrir dessus. Une performance qui, en cas de réussite, aurait tout de l’exploit technique, selon le New York Times. Car allier puissance navale avec et atouts aériens est devenu un nouvel enjeu militaire primordial.

Les avantages de ces drones sont nombreux. Il peuvent résister à des taux de radiations très élevés et possèdent un emplacement réservé pour un émetteur d’ondes de forte puissance.

Celui-ci est capable de faire fondre les réseaux cablés de nombreux appareils, y compris toute la connectique qui les relie aux satellites, aux navires ou à des missiles à guidage de précision. Il s’agit là de tous les éléments dans lesquels la Chine a investi ces dernières années au cours de sa modernisation militaire.

Mais, en parallèle d'une amélioration de leur flotte maritime, les forces armées chinoises ont aussi misé sur les drones, explique Policy Mic. En présentant ses appareils comme des engins de guerre pouvant transporter des bombes et des missiles (tout en effectuant des missions de renseignement), la Chine montre le danger qu’elle pourrait représenter en cas d'un éventuel conflit frontalier, explique CBS News.

Pour les instances internationales, et notamment européennes, l’absence de normes internationalement reconnues sur l’usage des drones rend leur utilisation par l’armée chinoise d'autant plus inquiétante. Les États-Unis s’en sont largement servis au Pakistan, par exemple, pour éliminer des cibles terroristes. Siemon Wezeman de l’Institut de recherche international pour la paix de Suède explique la position de la Chine sur le sujet:

«La Chine suit le précédent établi par les États-Unis. L’idée est la suivante: “Si les États-Unis peuvent les utiliser, pourquoi pas nous? Comme eux, nous sommes un pays avec des intérêts à garantir en matière de sécurité." (...) La justification pour une attaque serait que Pékin a aussi une responsabilité vis-à-vis de la sécurité de ses citoyens.»

Robin Panfili Journaliste à Slate.fr

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