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A vendre, avion présidentiel américain, 50.000 dollars

Robin Panfili, mis à jour le 10.05.2013 à 12 h 07

Cabine de pilotage de l'Air Force One (GSA).

Cabine de pilotage de l'Air Force One (GSA).

Si vous avez les moyens, voici une idée de cadeau très originale: un appareil utilisé par les dirigeants de la première puissance mondiale lors de certains déplacements. Floqué «United States of America» et de courbes de couleur bleu ciel, cet appareil sera mis aux enchères à partir du 15 mai: le prix de départ est fixé à 50.000 dollars (environ 38.000 euros). C’est sur Twitter que les services du gouvernement ont officialisé la mise en vente:

«L’histoire présidentielle est en vente! L’ex-avion Air Force One/Two DC-9 est mis aux enchères.»

Stationné dans un aéroport à Phoenix (Arizona), l’avion est un petit peu vieillissant, à en croire les photos publiées par BuzzFeed. On ne sait pas exactement où il a volé et qui il a officiellement transporté.

Néanmoins, l'annonce explique qu'il a servi comme Air Force Two, ce qui veut dire qu'il a été utilisé par la vice-présidence, des Premières dames, ou des secrétaires d'Etat. Si vous avez un doute sur la véritable origine de cet avion, il n’y a aucun problème: l'Administration des services généraux américains (GSA) propose des visites de vérification de l’appareil sur rendez-vous.

L'avion de la présidence américaine actuellement en service est plus grand que celui que le gouvernement met en vente. Si des parties de l'appareil et les détails de conception restent confidentiels pour des raisons de sécurité, la Maison Blanche a diffusé des photographies de l'intérieur de l'appareil lors d'un déplacement de Barack Obama en 2009. Un bon moyen de s'imaginer ce qu'est la vie dans ce type d'avion de luxe

Au niveau international, les Etats-Unis ne sont pas les seuls à mettre en vente un avion présidentiel. Au Malawi, le gouvernement a décidé de se séparer de son jet privé de 14 places passagers à la fin du mois de janvier. Comme l'explique Slate Afrique, ce n'est pas pour des raisons techniques que cette décision a été prise, mais pour des considérations politiques et économiques: cet avion de luxe était vu comme un symbole des excès du régime.

La construction de cet avion (un Dassault Falcon 900EX), en 1998, avait suscité la polémique auprès de la communauté internationale. La Grande-Bretagne, ancienne puissance coloniale et principal donateur du Malawi, avait alors réduit de trois millions de livres son aide financière.

Robin Panfili
Robin Panfili (190 articles)
Journaliste à Slate.fr
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