Économie

Michael Jordan: une marque chinoise a pris son nom et celui de ses enfants

Temps de lecture : 2 min

Michael Jordan / Wikimedia Commons / Steve Lipofsky
Michael Jordan / Wikimedia Commons / Steve Lipofsky

Michael Jordan vient d’entamer un procès contre Qiaodan Sports Co., une marque chinoise dont le nom est la transposition littérale de son nom de famille (乔丹, prononcé «Chi-Oh-Dahn»).

La société vend des maillots et des chaussures de sport arborant le numéro fétiche 23, que portait la star de la NBA. Elle a également déposé les transpositions littérales des noms de ses deux fils, Marcus et Jeffrey, précise le magazine Quartz.

L’homme qui a inspiré les «Air Jordan» accuse la société d’utiliser sa réputation à des fins commerciales et de tromper ses clients en prétendant qu’il a autorisé l’utilisation de son patronyme. Il demande 1,4 million de yuans, soit 173.400 euros, de dommages et intérêts. L'argent ira «au basketball en Chine».

Dans un communiqué de presse publié sur son site, le basketteur explique:

«Qiaodan Sports a construit un business avec mon nom, le numéro 23, et a même essayé d’utiliser le nom de mes enfants sans autorisation. Je crois que les consommateurs chinois ont le droit d’être protégés du mensonge et devraient savoir exactement ce qu’ils achètent.»

Les arguments de défense de Qiaodan sont soit très naïfs soit d’une mauvaise foi remarquable: l’entreprise annonce, tout d’abord, que le nom est censé évoquer «l’herbe et les arbres du sud» (lien en chinois).

Toute ressemblance phonétique avec un certain Michael Jordan ne serait donc que pure coïncidence, d’autant que Quiaodan n’est pas vraiment le nom de Michael Jordan (lien en chinois).

La société ajoute que 4.600 Chinois s’appellent aussi Qiaodan, et que Jordan n’a pas l’exclusivité de cette intonation. En avril dernier, elle a même lancé un contre-procès contre le basketteur qui l’aurait, par ses «fausses représentations», empêchée de mener à bien une introduction en bourse.

(Comparaison côte à côte des symboles associés à Michael Jordan et des logos de Qiaodan)

Le procès, qui a commencé lundi 29 avril, pourrait pourtant donner raison à l’entreprise chinoise. En effet, la justice chinoise a déjà tranché à plusieurs reprises en faveur de Qiaodan. Nike a en effet tenté des actions légales pour lui demander de changer son logo, la silhouette d’un homme sautant en l’air pour marquer un panier, très similaire à celui de la NBA dont la marque américaine détient les droits.

Quartz remarque pourtant que deux stars du basket, Yao Ming et Yi Jianlian, ont gagné des procès similaires.

Daphnée Denis Journaliste

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