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Etre beau rend sympa et intelligent

Marion Degeorges, mis à jour le 29.04.2013 à 16 h 25

Attractive face scale par manitou2121 via FlickrCC Licence by

Attractive face scale par manitou2121 via FlickrCC Licence by

Les hommes et les femmes aiment les beaux et les belles. Sur toute une vie, avec le physique de Brad Pitt ou de Beyoncé, vous pouvez gagner 10% à 15% de plus que vos amis moins gracieux. Sur le site Price Economics, le journaliste Alex Mayyasi décortique les réflexes qui nous poussent à favoriser les beaux. Sans vraiment s’en rendre compte, nous percevons les belles personnes comme plus amicales, brillantes et plus sérieuses... Là où nous trouvons que les gens moins beaux sont antipathiques, pas gentils, losers et malhonnêtes.

L’effet halo

Au début du XXe siècle, le psychologue Edward Thorndike a mené une étude qui lui a fait découvrir «the halo effect». Si l’on juge une personne particulièrement douée pour quelque chose, on aura tendance à considérer que sa compétence rayonne dans tous les autres domaines.

Un autre psychologue, Robert Cialdini a également travaillé sur le concept. Il en a déduit que «nous attribuons systématiquement aux gens beaux des qualités positives, comme le talent, la gentillesse, l’honnêteté ou l’intelligence».

En business, les beaux sont avantagés pour deux raisons: on est plus docile avec les personnes qu’on aime. C’est pour ça que les réunions Tupperware fonctionnent si bien. Parce que c’est une amie qui vend. Ensuite, parce que nous associons la beauté de la personne avec le produit qu’elle vend. Ajoutez à cela l’effet de halo, et les beaux sont les rois du monde.

Le «lookism»

En anglais, il existe un mot pour la discrimination fondée sur l’apparence: le «lookism». La beauté étant subjective, une loi punissant le lookism peut-elle vraiment voir le jour? Difficile d’identifier tangiblement une population «laide». Par ailleurs, une telle loi pourrait provoquer une vague de plaintes moins fondées. Tout le monde peut s’autoproclamer moche, il reste difficile d'en apporter la «preuve»; à la différence d’autres victimes de discriminations comme les femmes ou les minorités ethniques.

S'il est difficile de punir le lookism, force est de constater qu'il s'avère très préjudiciable dans certains domaines, comme la justice par exemple. Des chercheurs ont établi que les coupables beaux obtenaient des peines moins lourdes que les autres. Même problème pour les victimes, lorsqu’elles sont belles, on les dédommage davantage que le commun des mortels.

Marion Degeorges
Marion Degeorges (57 articles)
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