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Football: les clubs de Premier League ont dépensé 1,9 milliard d'euros en salaires en 2011-12

Temps de lecture : 2 min

L'équipe de Manchester City fête sa victoire en Premier League le 13 mai 2012, REUTERS/Darren Staples
L'équipe de Manchester City fête sa victoire en Premier League le 13 mai 2012, REUTERS/Darren Staples

Les clubs de Premier League (le championnat de première division de football anglais) ont payé 1,9 milliard d’euros (1,6 milliard de livres) de salaires lors de la saison 2011-12, soit deux tiers de leurs recettes. C’est l’un des enseignements du dossier spécial très détaillé que vient de publier le quotidien britannique The Guardian sur les finances des clubs du championnat de football le plus regardé au monde.

La masse salariale totale de la Premier League, dont la majorité concerne les salaires des joueurs, est en légère mais constante augmentation depuis trois ans (elle était de 1,6 milliard d’euros en 2009-10 et de 1,8 milliard d'euros en 2010-11). Sans surprise, le champion de la masse salariale est Manchester City, dont les caisses sont remplies par la famille royale d’Abou Dabi depuis 2008, avec un budget salaires annuel de 236 millions d’euros, loin devant le Chelsea du milliardaire russe Roman Abramovitch (202 millions d’euros).

A part les joueurs, les autres grands bénéficiaires de ces sommes astronomiques sont les dirigeants des clubs, dont les salaires sont bien plus élevés que ceux des dirigeants d’entreprises de tailles similaires en dehors du football. David Gill, le président de Manchester United, a ainsi gagné 3 millions d’euros lors de la saison 2011-12.

Autre enseignement intéressant: la santé économique des clubs de Premier League s’est améliorée au cours des trois dernières années. Leurs pertes totales ont été divisées par plus de deux entre la saison 2009-10 et la saison 2011-12, mais atteignent quand même 240 millions d’euros.

En comparaison, les pertes cumulées des clubs de Ligue 1 étaient de 60 millions d’euros sur la même période. Manchester City a perdu 116 millions d’euros en 2011-12, contre 28 millions d’euros de pertes pour l’Olympique Lyonnais, le plus mauvais élève français.

En termes de chiffre d’affaires, les clubs anglais restent dans une autre dimension avec des recettes totales qui s’élèvent à 2,8 milliards d’euros, soit près du triple du chiffre d’affaires des clubs de Ligue 1 française (1,1 milliard d’euros). Le champion d’Angleterre est Manchester United (374 millions d’euros), loin devant Chelsea (305 millions d’euros), Arsenal (286 millions d’euros) et Manchester City (270 millions d’euros), tandis que Wigan ferme la marche avec 62 millions d’euros.

Mais les clubs anglais restent très fortement endettés, et seuls trois d’entre eux n’avaient pas de dette nette (dette moins actifs) lors de la saison 2011-12: Norwich City, Swansea City et Wolverhampton. Chelsea est de très loin le club le plus endetté avec plus d’un milliard d’euros de dette nette, soit neuf fois plus que l’endettement total des clubs de Ligue 1 et de ligue 2 français (110 millions d’euros).

Tous ces chiffres confirment ce que l’on savait déjà: les clubs anglais génèrent beaucoup plus d’argent que leurs homologues français, mais ne sont pas forcément en meilleure santé économique, avec des dettes colossales et des pertes très importantes. Des excès contre lesquels les clubs de Premier League vont devoir continuer à lutter: ils ont récemment validé les nouvelles règles de «fair-play financier» défendues depuis plusieurs années par l’UEFA, et qui visent notamment à empêcher les clubs européens de dépenser plus d’argent qu’ils n’en gagnent.

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