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La paresse serait-elle génétique?

Célésia Barry, mis à jour le 11.04.2013 à 16 h 45

bored / Seabamirum Via FlickrCC Licence by

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C'est une excuse rêvée pour les flemmards. Selon une étude publiée le 3 avril 2013 dans l'American Journal of Physiology et reprise par le site Live Science, la paresse serait génétique.

Pour en arriver à cette conclusion, les scientifiques à l'origine de l'étude ont analysé dix générations d'une famille de rats, explique Live Science.

Plusieurs rats mâles et femelles ont été placés dans une cage dans laquelle se trouvait une roue d'exercice. Pendant six jours, les chercheurs ont observé les rongeurs courir dans la roue. Les 26 plus actifs d'entre eux ont été sélectionnés et placés dans une cage à part, tout comme les 26 plus paresseux, raconte Live Science. L'opération a ensuite été répétée pendant dix générations.

En étudiant l'ensemble des résultats de ces deux grandes familles de rats, les scientifiques ont découvert que les descendants des 26 rats actifs étaient dix fois plus motivés à courir dans une roue d'exercice que les arrière-arrière-arrière... petits-enfants des 26 rats flemmards.

«Nous avons constaté des différences mineurs dans la composition corporelle et les niveaux de mitochondries (NDLR: la «centrale énergétique» des cellules, indique Wikipédia) des cellules musculaires des rats, la chose la plus importante que nous ayons identifiée est la différence entre les deux lignées de rats, explique Michael Roberts, un des chercheurs de la faculté de médecine vétérinaire de l'université du Missouri, aux États-Unis, dans un communiqué cité par Live Science. Sur plus de 17.000 gènes différents d'une partie du cerveau, nous avons identifié 36 gènes qui pourraient jouer un rôle dans la prédisposition à la motivation pour l'activité physique.»

Désormais, indique Live Science, les chercheurs tentent de déterminer quel gène est responsable de la motivation –ou de son absence– à faire de l'exercice. Ils comptent ensuite mener des recherches sur l'homme.

«Il serait très utile de savoir si une personne est génétiquement prédisposée à avoir un manque de motivation pour l'exercice, note Frank Booth, qui a travaillé avec Michael Roberts. Car ce gène pourrait potentiellement la rendre plus susceptible d'être obèse.»

Célésia Barry
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