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Le «pistolet de soleil», l'arme rêvée par les nazis

Célésia Barry, mis à jour le 03.04.2013 à 11 h 58

Illustration du numéro de juillet 1945 du magazine Life

Illustration du numéro de juillet 1945 du magazine Life

Un «pistolet de soleil» qui grillerait les ennemis depuis l'espace, l'idée semble tout droit sortie du film Iron Sky, où des nazis attaquent la Terre depuis la Lune. Pourtant, cette arme fait partie d'un plan très sérieux mis en place par le régime nazi et découvert en 1945 par le magazine américain Life, rapporte io9.

Le 23 juillet 1945, le magazine Life révèle à ses lecteurs le plan des nazis consistant à créer un gigantesque miroir orbital qui «concentrerait les rayons du soleil en un point brûlant sur la surface de la Terre». Les nazis «espèrent ainsi utiliser ce miroir pour brûler une ville ennemie ou faire bouillir une partie de l'océan», ajoute le magazine.

L'idée de ce «pistolet de soleil» est proposée en 1923 par Hermann Oberth, un physicien et ingénieur austro-hongrois né en Allemagne, note le Daily Mail. Il est considéré comme un des fondateurs de la fuséologie et de l'astronautique.

«Mon miroir de l'espace est comme un miroir à main que les étudiants utilisent pour renvoyer les rayons du soleil sur le plafond de leur classe, écrit Oberth. Un faisceau soudain renvoyé sur le visage de l'enseignant peut causer des réactions désagréables...»

En pleine Seconde Guerre mondiale, les Allemands s'emparent de l'idée d'Hermann Oberth, explique io9. Ils souhaitent construire une station spatiale sur laquelle serait installé un gigantesque miroir légèrement concave d'un diamètre d'un kilomètre et demi que la pression du soleil permettrait de manœuvrer. Hermann Oberth estime que l'assemblage du miroir prendrait entre dix et quinze ans et coûterait plus de deux milliards d'euros.

Le magazine Life rassure ses lecteurs, la création d'un «pistolet de soleil» est «physiquement impossible, indique io9. A la distance où les Allemands souhaitent placer leur miroir (5.000 kilomètres), l'image du soleil sur la terre serait d'environ 50 kilomètres de diamètres, trop peu pour causer un quelconque dommage».

Une théorie qu'Hermann Oberth réfute.

«Si le miroir faisait quatre fois la taille prévue, l'irradiation serait quatre fois plus forte et la température à la surface de la terre serait de 200 degrés.»

Une température déjà plus inquiétante, mais toujours trop faible pour brûler une ville, estime io9.

Célésia Barry
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