Culture

Tolkien pourrait s'être inspiré d'un véritable anneau

Temps de lecture : 2 min

Ian McKellen et Martin Freeman dans «Bilbo le Hobbit» (Warner Bros)
Ian McKellen et Martin Freeman dans «Bilbo le Hobbit» (Warner Bros)

J. R. R. Tolkien, écrivain anglais du XXe siècle, est surtout connu pour ses romans Le Hobbit (1937) et Le Seigneur des Anneaux (1954). Œuvre culte de l'heroic-fantasy, Le Seigneur des Anneaux est plusieurs fois portés à l'écran. En 2001, le réalisateur Peter Jackson en tire trois films dix-sept fois oscarisés. Onze ans plus tard, le premier des trois volets de l'adaptation cinématographique du Hobbit sort en salle.

Pour imaginer l'anneau de pouvoir, découvert dans Le Hobbit et élément central du Seigneur des Anneaux, J. R. R. Tolkien se serait inspiré d'un anneau romain, rapporte The Guardian. Cet anneau est aujourd'hui exposé à The Vyne, une maison du Hampshire, en Angleterre, qui appartient au National Trust.

Avant de devenir un célèbre écrivain, J. R. R. Tolkien est professeur d'histoire anglo-saxone à Oxford, raconte le Daily Mail. Deux ans avant de commencer la rédaction du Hobbit, il mène des recherches sur un anneau romain maudit appartenant à la famille de Sir Charles Chute, qui possède également The Vyne, revendue en 1958 à National Trust.

Cet anneau en or est probablement découvert en 1785 par un fermier labourant près de Silchester, un village romain abandonné au VIIe siècle indique The Guardian. Orné d'un hérisson couronné, il porte une inscription:

«Senicianus vit en paix avec Dieu»

Plusieurs années plus tard, une tablette est déterrée à Lydney, dans le Gloucestershire à une centaine de kilomètres de là, raconte The Guardian. Un Romain nommé Silvanius y a gravé une malédiction dans laquelle il implore le dieu celte Nodens de maudire le voleur de son anneau:

«Que celui qui porte le nom de Senicianus ne trouve plus la santé jusqu'à ce qu'il rapporte l'anneau au temple de Nodens.»

En 1929, l'archéologue Mortimer Wheeler fait le lien entre la malédiction et l'anneau. Il demande à Tolkien son aide pour identifier le nom du dieu celte.

Comme l'explique le Dr Lynn Forest-Hill du Tolkien Trust au Guardian, Tolkien s'est inspiré de l'anneau pour écrire ses romans.

«Il est particulièrement fascinant de voir, par le biais de l'inscription et de la malédiction, la preuve matérielle des liens entre l'anneau de Vyne et Tolkien.»

Aujourd'hui, l'anneau est exposé avec l'aide de la Tolkien Trust à The Vyne. L'exposition présente notamment un exemplaire original du Hobbit et une copie de la malédiction, note The Guardian. Pour les enfants, une aire de jeu reconstituant Cul-de-Sac y a été installée.

Célésia Barry

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