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Vidéo pédopornographique: Facebook bien lent pour la retirer

Pamela Duboc, mis à jour le 22.03.2013 à 16 h 38

Une vidéo montrant un homme abusant d’une petite fille a été partagée plus de 16.000 fois sur Facebook, peut-on lire sur le blog Buzzfeed.com.

La plupart des utilisateurs ayant trouvé la vidéo sur leur news feed l’aurait partagée par dégoût, au lieu se contenter de la reporter à Facebook afin qu’elle soit retirée. Sur Twitter, de nombreuses personnes se sont plaintes d’avoir eu «leur journée gâchée» par cette vidéo, qui aurait obtenu près de 4000 likes sur le réseau social.

Il aura fallu 8 heures à Facebook pour retirer la vidéo du site. Pourtant, d’après le journal britannique The Independent, la compagnie se serait félicitée du «retrait rapide de la vidéo» et un porte-parole aurait déclaré :

«Nous avons une tolérance zéro pour la pédopornographie qui serait uploadée sur Facebook et nous sommes très agressifs dans la prévention et le retrait de contenu figurant de l’exploitation sexuelle infantile.»

Il est étonnant que la vidéo n’ait pas été détectée par le système Microsoft DNA, qui est utilisé par Facebook pour repérer automatiquement les images à caractère pornographique et tout particulièrement pédopornographiques.

Facebook utilise également une technologie identifiant des mots-clés susceptibles d’être liés à des activités criminelles. En 2012, Reuters rapportait qu’un trentenaire avait ainsi été appréhendé après avoir donné rendez-vous à une adolescente sur le chat de Facebook. Afin d’éviter qu’il y ait trop de faux-positifs, qui laisseraient les employés de Facebook lire des messages privés sans raison, le système est cependant plutôt relâché. Cela signifie qu’une grande partie des «prédateurs» opérant sur Facebook passe entre les mailles du filet.

Même s’ils pensaient aider dans le signalement d’activités pédophiles, les internautes ayant partagé la vidéo sur Facebook sont, selon le site 20 minutes suisse, passibles de trois années de prison. Katrin Meier, directrice de campagne de la Fondation suisse pour la protection de l’enfant interviewée par le quotidien, souligne que «cette petite fille n'est pas seulement victime de violences sexuelles, mais également de la divulgation des images sur Facebook».

La vidéo aurait été retracée jusqu’à Oak Cliff, près de Dallas aux Etats-Unis, selon le blog Dallas Morning News. Une enquête serait en cours.

Pamela Duboc
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