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Vos «like» sur Facebook disent beaucoup de votre personnalité

Jean-Laurent Cassely, mis à jour le 12.03.2013 à 11 h 30

Le fameux bouton «like» de Facebook

Le fameux bouton «like» de Facebook

Ce que vous faites est ce que vous êtes. Ou, plus exactement, ce que vous «likez» sur Facebook révèle votre personnalité. C’est la démontration qu’apportent, dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences, des chercheurs de l’université de Cambridge et de Microsoft Research.

L’équipe a collecté des données provenants des «likes» d’utilisateurs de Facebook (les pages que les utilisateurs sélectionnent quand ils souhaitent être tenus au courant d’une actualité, ou parce qu'ils aiment une activité), et en ont déduit le sexe, le groupe ethnique, les opinions politiques et les croyances religieuses des intéressés avec un taux de réussite supérieur à 80%, écrit le site The Verge.

Le modèle a par exemple correctement identifié les Afro-américains et les Américains caucasiens dans 95% des cas, et le positionnement politique (démocrate ou républicain) dans 85% des cas. Les traits de personnalité, quant à eux, sont prédictibles avec la même marge d’erreur que celle des tests classiques de personnalité.

Et il y a pire. Les chercheurs arrivent à identifier assez fréquemment les enfants de divorcés, les personnes qui se droguent ou à différencier les homosexuels des hétérosexuels par les seuls likes…

Ces données ont été récupérées grâce à l’application MyPersonality (Ma personnalité) qui, sur Facebook, permet aux utilisateurs d’effectuer des tests psychométriques et aux chercheurs de collecter ces données pour les étudier, avec l’accord explicite des intéressés.

Vous pouvez d’ailleurs tester, pour le plaisir et pour la science, le site You are what you like, sur lequel l’équipe à l’origine de ce projet déduit votre personnalité de l’analyse de quelques-uns de vos «like» sur Facebook (dans le cas de l'auteur de cet article, cela marche à peu près bien, mais Big Brother a encore du boulot).

Pour les chercheurs, «les mêmes informations pourraient être obtenues en utilisant d'autres données numériques des moteurs de recherche, des courriers électroniques et à partir aussi de téléphones portables», écrit l’AFP. Un boulevard pour le ciblage des internautes par les marketeurs et les publicitaires.

Jean-Laurent Cassely
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Journaliste
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