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Le mystère du crash du zeppelin Hindenburg résolu, 76 ans après

Grégoire Fleurot, mis à jour le 05.03.2013 à 10 h 26

Capture d'écran du crash du zeppelin Hindeburg (YouTube).

Capture d'écran du crash du zeppelin Hindeburg (YouTube).

Soixante-seize ans après l’accident, des chercheurs pensent avoir enfin déterminé la véritable cause de l’explosion du dirigeable allemand Hindenburg, qui a tué 36 de ses 100 passagers le 6 mai 1937 alors que le zeppelin s’apprêtait à atterrir sur la base aérienne de Lakehurst, dans le New Jersey, rapporte The Independent.

Reuters souligne l’importance de l’accident dans l’histoire de l'aviation mondiale:

«Le premier des grands dirigeables commerciaux pour des vols de longue distance, le Graf Zeppelin, a été mis en service en 1928. Le Hindenburg, qui mesurait 245 mètres, soit un tout petit peu moins que le Titanic, a suivi en 1936. Mais le crash du Hindenburg, documenté par des reportages radio et des photos dramatiques, a mis fin à la courte ère des zeppelins.»

«Le Hindenburg était le Concorde de son temps, capable de traverser l’Atlantique en trois jours, soit deux fois plus vite qu’en bateau», rappelle The Independent.

Les enquêtes de l’époque avaient conclu que l’accident avait été causé par une étincelle qui avait enflammé de l’hydrogène qui fuyait, mais sans déterminer l’origine de l’étincelle ou de la fuite. L'ingénieur aéronautique britannique Jem Stansfield, responsable de la nouvelle étude, et ses collègues ont trouvé que le dirigeable était en fait chargé d’électricité statique après être passé dans un orage, tandis qu'un conduit de gaz cassé est probablement à l'origine de la fuite d’hydrogène dans les puits d’aération. Quand l’équipage au sol a attrapé les cordes d’atterrissage, il a mis l’appareil en contact avec le sol et le feu s’est alors déclaré à l’arrière du Hindenburg, enflammant l’hydrogène.

Pour arriver à leurs conclusions, les chercheurs ont testé différents scénarios sur des modèles réduits de plus de 24 mètres de long du dirigeable et étudié les images d’archive et les témoignages. Stansfield et son équipe ont expliqué que leurs recherches, qui seront dévoilées en détail dans un documentaire diffusé jeudi 7 mars sur la chaîne britannique Channel 4, avaient en partie pour but de dissiper les nombreuses théories du complot autour de cet accident historique, qui vont d’une bombe aux propriétés supposément explosives de la peinture utilisée sur le Hindenburg, rapporte le Daily Mail.

Grégoire Fleurot
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Journaliste
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