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Un vétéran mémorise les noms des 2.200 soldats américains morts en Afghanistan

Temps de lecture : 2 min

8th US Army Expert Infantry via Flickr CC License by
8th US Army Expert Infantry via Flickr CC License by

Ron White, un vétéran texan de la US Navy, a retenu les noms des 2.200 soldats américains morts en Afghanistan depuis 2001, ainsi que leur grade. Soit plus de sept mille mots au total, qu'il a inscrits de mémoire sur un tableau noir à Fort Worth, au Texas, rapporte ABC News, à qui il a expliqué son objectif:

«Le message que je souhaite transmettre est "Les gars, on ne vous oublie pas. Je vais faire ma part pour entretenir votre souvenir". C'est le message de ce mur: "On ne vous oublie pas".»

Âgé de 39 ans, Ron White a servi en Afghanistan en 2007. C'est à son retour, en visitant le mémorial de la guerre au Vietnam, qu'il a eu l'idée d'apprendre par cœur les noms de ses camarades tombés au combat, mais ce n'est qu'en mai 2012 qu'il a débuté son travail de mémoire.

Le vétéran a remporté deux fois le championnat national de mémoire. Depuis vingt-deux ans, il en fait son métier.

«C'était très difficile, explique Ron White au NY Daily News. Les gens pensent que parce que je suis un champion de la mémoire, ce n'est qu'une autre démonstration de mémoire.»

Pour se souvenir des 2.200 noms, Ron White a utilisé la méthode des Loci, note ABC News. Employée depuis l'antiquité, celle-ci consiste à associer un lieu connu à une liste d'éléments à mémoriser.

«L'essentiel de ce que vous faites est de mémoriser une carte de la ville où vous vivez. 2.200 soldats sont tombés en Afghanistan, j'ai donc appris 2.200 endroits de Forth Worth, ma ville natale.»

Forth Worth est la première étape d'un voyage autour du pays lors duquel Ron White s'arrêtera dans plusieurs villes pour inscrire les noms de ses camarades sur un tableau noir effaçable de quinze mètres de long, note le NY Daily News.

Le vétéran a reçu de nombreuses marques de gratitude pour son initiative. Beaucoup, comme Marion Buckner, dont le petit-fils a été tué en novembre 2010, ont attendu des heures pour le voir écrire le nom de leur enfant.

«J'ai apprécié le regarder inscrire ces noms. Ca m'a détendue, vraiment. Tant de familles ont été affectées.»

Célésia Barry

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