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Pourquoi les adolescents se lassent de Facebook

Temps de lecture : 2 min

Les adolescents désormais aiment moins Facebook que leurs aînés: aucun chiffre précis ne le montre aussi clairement que cela, mais l’observation empirique, les analystes, et Facebook même, permettent de le comprendre, rapporte Cnet. Un problème de taille pour le réseau social de Mark Zuckerberg. Cnet précise:

«Ces dernières semaines, Facebook a fait part, en deux occasions, de son problème de manque d’attrait pour les adolescents. Dans son rapport annuel, il a prévenu les investisseurs pour la première fois que les plus jeunes utilisateurs se tournaient vers d’autres services, notamment Instagram, utilisé comme un substitut de Facebook.

Puis cette semaine, David Ebersman, le directeur financier, a admis qu’Instagram, application qu’il décrit comme populaire parmi la «nouvelle génération», est un concurrent formidable à Facebook. Ce qui pourrait paraître bizarre, jusqu’à ce que vous réalisiez que Facebook, avide de profit, ne se fait pas un sou grâce à Instagram».

The Verge, qui consacre un article au même problème, raconte une anecdote. Fin février, chez Facebook, un directeur de produit, Blake Ross, a démissionné. Il a posté une lettre d’adieu sur son profil, elle disait:

«Je pars parce qu’un journaliste de Forbes a demandé au meilleur ami de son fils Todd si Facebook, c’était toujours cool, et l’ami a répondu que non, et qu’aucun de ses amis ne le pensaient non plus, pas même Leila, qui pourtant avant adorait, et cet article m’a fait réévaluer la viabilité de la boîte sur le long-terme».

Le cool change de camp

Le problème de Facebook, d’après Cnet, réside dans son interface, trop compliquée, trop risquée, et surtout, trop grouillante de parents, privant les adolescents de la liberté à laquelle ils aspirent sur les réseaux. Il réside aussi, selon MSN Money, dans le fait que les plus jeunes vont principalement sur Internet via leurs smartphones, et préfèrent souvent utiliser des applications construites directement pour un tel usage, plutôt que des réseaux sociaux plus «web-centrés».

Pour The Verge, ce sont aussi les usages du Web qui change, l’attention portée à la vie privée. Et la pure perte de «coolitude» de Facebook. «Quand Facebook s’est lancé, c’était cool d’exposer des détails sur vous, tous les films que vous aimiez, ce que vous faisiez à un instant T, avec qui vous sortiez… C’était, si j’ose dire, jouissif, de pouvoir partager librement avec le monde sans avoir à apprendre comment coder, ou même comment choisir un thème de fond d’écran. Et puis au bout d’un moment, accumuler ces détails, des centaines de photos de vos dernières vacances, et des statuts sur votre nouveau boulot, revenait à se vanter – à forcer vos amis Facebook à ingurgiter des informations qu’ils n’avaient pas demandées. Ce qui avait était cool ne l’était plus».

Charlotte Pudlowski journaliste, créatrice et rédactrice en chef du podcast Transfert

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