Monde

New York: un baby-boom après l'ouragan Sandy

Grégoire Fleurot, mis à jour le 01.03.2013 à 11 h 52

«Baby Flight»/sethstoll via FlickR CC Licence By

«Baby Flight»/sethstoll via FlickR CC Licence By

La côte est des Etats-Unis va connaître un pic de naissances dû au passage de l’ouragan Sandy, selon le New York Post. Le tabloïd, connu pour ses articles sensationnalistes, apporte cette fois-ci quelques éléments concrets. Il rapporte que «les docteurs de la région [de New York] prédisent qu’il y aura un baby-boom du super ouragan Sandy cet été», citant notamment le cas de cette clinique qui a vu une augmentation de 30% du nombre de femmes venant pour des accouchements prévus fin juillet-début août.

Linda Roberts, qui travaille dans un cabinet de gynécologie à Westchester, au nord de New York, explique au journal:

«Nous avons commencé à remarquer il y a deux semaines qu’on recevait beaucoup de coups de fil, de résultats de laboratoire et de graphiques. On se demandait ce qu’il se passait. Et soudain, j’ai réalisé! C’est exactement la période à laquelle les gens viendraient s’ils avaient conçu pendant l’ouragan Sandy.»

Le docteur Jacques Moritz, qui dirige le département de gynécologie à l’hôpital St. Luke’s-Roosevelt à Manhattan, affirme que New York connaît habituellement des pics de naissance après les blizzards, les tempêtes et les pannes d’électricité, et que la durée des conséquences de Sandy a été significative (beaucoup n’ont pas eu d’électricité pendant plusieurs semaines, les transports sont restés fermés etc.):

«Dans le passé, il y a eu un pic après le 11-Septembre, il y a eu des pics après des black-outs et des ouragans, mais Sandy a duré longtemps, et les évènements qui entraînent des coupures de courants, comment dire, rapprochent les gens.»

En 1990, des chercheurs ont confirmé le lien entre catastrophe naturelle et naissances en montrant que l’ouragan Hugo qui avait dévasté la Caroline du Sud avait entraîné un pic de naissances, mais également de mariages et de divorces.

Quant aux explications de ce phénomène, outre l’effet rapprochant d’être dans le noir et dans le froid, un autre facteur plus pragmatique entre en jeu: dans le chaos qui suit une catastrophe naturelle, la population a tout simplement moins accès aux moyens de contraception.

Grégoire Fleurot
Grégoire Fleurot (799 articles)
Journaliste
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