France

La blague de Hollande sur Sarkozy qui met en rage l'UMP

Temps de lecture : 2 min

François Hollande au salon de l'agriculture, REUTERS.
François Hollande au salon de l'agriculture, REUTERS.

Lors des dix heures, de 7 heures à 17 heures, que François Hollande a passé samedi 23 février au Salon de l'agriculture, le Président de la République s'est laissé aller une fois au type de blague dont il était coutumier avant son élection. A une fillette qui lui disait, «il est où Nicolas Sarkozy» il a répondu tout sourire: «Bah, tu ne le verras plus!» suscitant des éclats de rire dans son cortège comme le montre les images de i-Télé et la colère et les sarcasmes de plusieurs anciens ministres UMP qui ont évoqué un «dérapage».

Invitée du «Grand Rendez-vous» sur Europe 1, Nathalie Kosciusko-Morizet, ancienne ministre de l'écologie et ancienne porte-parole de campagne de Nicolas Sarkozy, a estimé que François Hollande a «insulté les millions de Français» qui ont voté Sarkozy l'an dernier. C'est une mauvaise blague, donc c'est un dérapage... Il y a une tradition de la Vème République. Une fois que le président de la République est élu, il est entièrement consacré à sa fonction» et ne «rejoue pas le match» de l'élection. «Manifestement, François Hollande n'y arrive pas» car il est «obsédé» par son prédécesseur à l'Élysée a-t-elle ajouté.

Luc Chatel, ancien ministre de l'Education invité de Radio J, a jugé que «derrière Monsieur petites blagues se cache beaucoup de petitesses vis-à-vis de son prédécesseur et beaucoup de mépris vis-à-vis des Français. Les Français n'ont pas élu un chansonnier», mais «une personnalité pour les sortir de la crise, donc, de grâce, Monsieur Hollande, soyez à la hauteur de votre fonction».

Dans un communiqué, l'ancien secrétaire d'État Frédéric Lefebvre a estimé que «la phrase maladroite sur Nicolas Sarkozy à une petite enfant est lourde de sous-entendus, de calculs politiciens et en plus à une petite fille de 6-7 ans! C'est déplacé».

Manifestement, les heures passées au Salon de l’Agriculture sont une épreuve pour les Présidents de la République qui y perdent une partie de leur vigilance. Pour sa première visite en tant que président, Nicolas Sarkozy avait eu quelques problèmes le 23 février 2008. L'ancien chef de l'Etat avait été insulté par un visiteur qui lui avant lancé «touche-moi pas! Tu me salis» quand le président lui avait tendu la main. Nicolas Sarkozy avait répondu: «Casse-toi alors, pauvre con!». Une expression devenue presque légendaire et une marque de fabrique du quinquennat.

Slate.fr

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