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Piratages: après Facebook et Twitter, Apple

Temps de lecture : 2 min

Hackers José Goulão via Flickr CC License by
Hackers José Goulão via Flickr CC License by

Apple a reconnu mardi 19 février avoir été récemment victime d’une attaque de pirates qui a touché les ordinateurs de certains de ses employés, rapporte Reuters. Selon un porte-parole officiel:

«Apple a identifié un logiciel malveillant qui a infecté un nombre limité de systèmes d'exploitation Mac à travers une vulnérabilité du plug-in Java des navigateurs. Le logiciel malveillant a été employé dans un attaque contre Apple et d’autres compagnies, et a été diffusé à travers un site Internet pour les développeurs de logiciels.»

La portée de l'attaque a cependant été minimisée.

«Nous avons identifié un petit nombre de systèmes au sein d’Apple qui ont été identifiés et isolés de notre réseau. Il n’y a aucune preuve que des données soient sorties d’Apple.»

La compagnie a développé dans l’urgence un patch Java pour corriger la faille, et a déclaré avoir planifié un outil qui débarrassera les Mac des logiciels malveillants provenant de Java.

» A lire aussi sur Slate: comment désactiver Java pour protéger votre ordinateur

Fait notable cependant, «c’est vraiment la première grosse attaque contre les Macs», commente une source anonyme. Traditionnellement, les pirates s'en prennent aux ordinateurs fonctionnant sous le système d'exploitation Windows.

Cette attaque a été immédiatement rapprochée de la vague de piratages commis selon le même procédé, dont ont été victimes récemment d'autres compagnies américaines telles que les réseaux sociaux Twitter et Facebook, ainsi que les journaux The New York Times, The Wall Street Journal, et The Washington Post.
La piste de cyberpirates chinois a été à chaque fois évoquée pour ces intrusions, bien qu'ils n'aient pas directement été mentionnés par Facebook et Twitter. Dans le cas d'Apple, selon une source de Reuters, l’attaque contre la marque à la pomme pourrait provenir également de Chine, mais précise qu'il n’existe pour le moment aucune preuve.

Cette attaque survient à un moment où les Etats-Unis accusent la Chine de mener une campagne de cyberespionnage contre ses entreprises, preuves à l'appui. La compagnie de sécurité Mandiant vient de publier mardi 19 février un rapport de 60 pages (dont les bonnes feuilles ont été publiées par le New York Times) où elle établit la paternité des attaques à un groupe de pirates chinois, vraisemblablement identifiés comme appartenant à l'Armée Populaire de Libération, en lien direct avec le gouvernement chinois. Selon le rapport, 141 compagnies américaines dans 20 secteurs différents ont été victimes des cyberpirates chinois depuis 2006.

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