Monde

Tempête Nemo: l'histoire de la photo en une de quatre grands quotidiens américains

Temps de lecture : 2 min

La une du Wall Street Journal
La une du Wall Street Journal

Samedi 9 février, des Américains ont été accueillis par la même photographie en une de quatre quotidiens différents: une personne tentant vainement de se protéger de la tempête de neige Nemo avec un parapluie.

En une du Wall Street Journal:

En une du Washington Post:

En une du New York Times:

Et en une du New York Post (on notera que le tabloïd new-yorkais y a ajouté sa patte si particulière):

(toutes ces unes ont été récupérées par le site Poynter sur le site du Newseum, qui propose chaque jour la première page de tous les journaux)

Le Huffington Post note que l'image a également été reprise dans d'autres journaux locaux, comme le Orlando Sentinel ou le Pittsburgh Tribune-Review. «Ce n'est pas quelque chose de très apprécié par les rédacteurs en chef», note le site, «le New York Times pourrait avoir été particulièrement agacé de voir que le New York Post a utilisé exactement la même image pour sa une, par exemple, mais parfois, il semble qu'on soit largement d'accord sur quelle photo capture parfaitement un évènement».

Le photographe de Reuters Brian Snyder ne savait absolument pas que son image était apparue en tête de quatre des plus grands quotidiens américains le même jour jusqu'à ce que des gens se mettent à lui envoyer des liens pour le lui dire, a-t-il expliqué au site Poynter le lendemain.

Pour trouver quoi raconter sur une tempête, «il faut avoir conscience de la situation», dit-il. «Qu'est-ce qu'il y a de drôle dans cette tempête? Qu'est-ce qui n'est pas cool? Au départ, le vent était féroce et il ne faisait pas encore si froid que ça, donc ce qui nous tombait dessus était tranchant, et ça faisait mal» comme des épingles. C'est ce qu'il essayait de transmettre avec son image d'une personne –il ne sait pas s'il s'agit d'un homme ou d'une femme– à peine protégée par son parapluie.

Ce n'est pas la première fois que des journaux utilisent une même image pour illustrer un sujet. Au moment des émeutes en Angleterre, par exemple, neuf quotidiens ont utilisé l'image d'un jeune homme donnant un coup dans une vitre déjà brisée, et ce le même jour également:

Un journaliste spécialisé dans l'art écrivait alors dans le Guardian que cette image n'était ni «effrayante, ni de la propagande, ni du sensationalisme cheap, c'est une image palpitante et vraie qui révèle au grand jour les terreurs et les désirs gênants de tous, et les amène dans nos rues, d'habitude si calmes».

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