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Beyoncé en play-back, la robe de Michelle, le dragueur des filles: ce qu'il fallait retenir de l'investiture d'Obama

Charlotte Pudlowski, mis à jour le 22.01.2013 à 18 h 58

Beyoncé à Washington, le 21 janvier 2013. REUTERS/Kevin Lamarque

Beyoncé à Washington, le 21 janvier 2013. REUTERS/Kevin Lamarque

Lundi, à Washington, Barack Obama a prononcé son discours d'investiture comme président des Etats-Unis pour la deuxième –et dernière dois. Après une messe, a eu lieu la cérémonie officielle de prestation de serment. Dans son discours, le président réélu a insisté sur la nécessité de mener la société vers plus d'égalité et de justice, pour les femmes, pour les homosexuels, pour les immigrés. Il a aussi abordé la question de la régulation du port d'arme et du changement climatique.

Mais ce que l'on retiendra sans doute est le play-back de Beyoncé lors de la cérémonie[1].


Beyoncé à Washington, le 21 janvier 2013. REUTERS/Kevin Lamarque

Après quelques heures de louanges et d'articles dithyrambique sur son show, plusieurs sites se sont mis à souligner les doutes que l'on pouvait avoir sur la nature de sa prestation: était-elle vraiment en direct? Non répond le Times britannique, qui assure avoir eu confirmation:

«Beyoncé n'a pas chanté l'hymne nationale en direct lors de l'inauguration du Président Obama. Des millions de spectateurs dans le monde ont été sidérés par le rendu spectaculaire de l'hymne, mais The Times a appris que la chanteuse était en play-back sur une version enregistrée préalablement.
 
Un porte-parole du Marine Corp Band [l'orchestre des Marines qui devait jouer pour l'accompagner] a dit qu'enregistrer une version en studio au cas où était une procédure standard et que Beyoncé avait décidé peu de temps avant sa performance de se baser sur la version studio plutôt que de prendre le risque de le chanter en direct sur le Capitole.»

Si jamais l'image de Beyoncé donnant son maximum pour du play-back n'éclipse pas tout le reste, on se souviendra peut-être aussi des autres personnes présentes. Le New York Times a réalisé une impressionnante infographie montrant nommément tous les responsables assistant à l'événement. Sur cette photo (sur laquelle vous pouvez zoomer et dézoomer) apparaît la foule en détail, et les noms et positions des différents spectateurs.

Il y avait plus de 70.000 personnes massées près du Capitole, souligne The Week, qui met en avant les photos marquantes de l'événement, vu sous différents angles pour apprécier l'ampleur de la foule. Mais quelques-uns ont retenu l'attention.

Le dragueur

Comme un jeune inconnu, qui draguait les filles de Barack et Michelle, selon les réseaux sociaux caricaturés par Gawker: «Qui était ce garçon en train de flirter avec Sasha et Malia? Ne sait-il pas que Sasha n'a que 11 ans? Ne sait-il pas que Malia, si elle a dans les faits 14 ans, n'en aura que toujours 10 dans nos coeurs, pour le reste de sa vie, jusqu'à ce qu'elle meurt à 90 ans dans un accident flippant façon Benjamin Button, et ayant en réalité toujours 10 ans?» Ce garçon, c'était leur cousin germain.

Les draguées

Sasha et Malia se sont d'ailleurs beaucoup fait remarquer. Premièrement en raison de leur tenue, analyse Buzzfeed mais aussi pour 22 autres raisons, parmi lesquelles: Malia a une super coque de téléphone en forme de grenouille.

L'élégante

Le look de Michelle Obama a aussi attiré l'attention pendant la soirée. «Par une décision qui a surpris le monde de la mode, Michelle Obama a porté lundi soir une robe de bal designée par Jason Wu, le même styliste qui avait réalisé sa robe de bal pour l'inauguration de 2009», explique le Wall Street Journal. «Tout le monde pensait que Madame Obama soutiendrait un petit créateur peu connu avec son choix de robe de bal, parce qu'elle l'a très souvent fait dans le passé.»

Sinon à part ça, elle avait une frange peu contestable.


Barack et Michelle Obama le 21 janvier 2013. REUTERS/Brian Snyder

Mais visuellement, ce que les Unes des journaux américains ont retenu, c'est simplement le couple présidentiel saluant la foule, et surtout, plus que toute autre, cette citation: «Our Journey is not complete» («Notre voyage n'est pas terminé»).

[1] Revue de web mise à jour avec l'exclusivité du Times sur le play-back de Beyoncé. Retourner à l'article

Charlotte Pudlowski
Charlotte Pudlowski (741 articles)
Rédactrice en chef de Slate.fr
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