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Le «George Clooney» du Vatican en une de Vanity Fair

Alexandre Blot Luca, mis à jour le 17.01.2013 à 18 h 52

Mgr Georg Gänswein en une du Vanity Fair italien du mois de janvier 2013

Mgr Georg Gänswein en une du Vanity Fair italien du mois de janvier 2013

«Etre beau n’est pas un péché»: la manchette de la une de la version italienne de Vanity Fair, avec en couverture le visage de Monseigneur Georg Gänswein, nouveau préfet du Vatican, a de quoi surprendre. Visible sur le site Internet du magazine, elle est désormais disponible dans les kiosques transalpins.

Souriant, le prélat du pape, âgé de 56 ans et rebaptisé «le George Clooney de Saint-Pierre» — même si sur la photo il ressemble davantage à Daniel Craig— par le magazine italien dans son édition de janvier, y apparaît en pleine couverture. Selon Reuters, un porte-parole du magazine people a cependant affirmé que Gänswein n’avait pas été interviewé et que la photo n’était pas posée. Celle-ci aurait été réalisée à partir d’une photo déjà existante.

Allemand comme Benoît XVI, Mgr Georg Gänswein occupe une influence croissante au sein de l’Eglise. Ordonné au rang d’archevêque le mois dernier, il a également été promu comme préfet de la maison pontificale, un poste clé qui lui confère de grandes responsabilités. Il s’occupera dorénavant de toutes les apparitions, publiques ou privées, du souverain pontife et de son emploi du temps journalier, explique Reuters.

Secrétaire de Benoît XVI depuis 2005, Mgr Georg Gänswein est aussi à l’origine de l’affaire dite du «Vatileaks». C’est lui qui a démasqué en mai 2012 l’ancien majordome du pape, Paolo Gabriele, qui photocopiait des documents confidentiels.

Une anecdote, retranscrite par le quotidien italien La Repubblica, rapporte qu’en recevant un prix il y a quelques semaines, Mgr Gänswein aurait ainsi synthétisé sa tâche:

«Je conçois personnellement le service que je rends au pape comme celui d'une vitre. Plus elle est propre, plus elle atteint son objectif. Je dois laisser entrer le soleil, et moins la vitre apparait, mieux c'est.»

En pleine crise de confiance après les remous qui l’ont secoué en 2012, le Vatican a effectué de multiples changements dans son organigramme afin de soigner ses relations publiques et sa transparence, remarque l'AFP. Outre la nomination de Mgr Gänswein au poste de préfet, le Vatican a embauché un Américain comme conseiller en communication, un expert suisse de la transparence financière et a même ouvert un compte Twitter sous le pseudonyme de Pontifex.

Alexandre Blot Luca
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