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DIRECT – Prise d'otages à In Amenas: le bilan reste incertain, un Français figurerait parmi les ravisseurs tués

Charlotte Pudlowski, mis à jour le 17.01.2013 à 23 h 57

Capture d'écran Google Map d'In Amenas, lieu de la prise d'otages.

Capture d'écran Google Map d'In Amenas, lieu de la prise d'otages.

Voici le point sur l'attaque menée par l'armée algérienne, jeudi 17 janvier, sur le site gazier où sont retenues en otages des dizaines de personnes par des ravisseurs islamistes.

L'assaut a pris fin après plusieurs heures, selon le gouvernement algérien

• «De nombreux morts» chez les otages et les ravisseurs, mais un bilan encore flou

• Laurent Fabius évoque un évènement «tragique», Hollande une situation confuse

23h50 Un Français tué chez les otages et un chez les ravisseurs

Selon l'agence Reuters, on compterait 30 morts chez les otages, dont un Français, et onze chez les ravisseurs, dont là aussi un Français.

21h45 L'assaut terminé

Selon la préfecture régionale citée par l'agence nationale APS, l'assaut mené par les forces spéciales de l'armée algérienne a pris fin dans la soirée, sans qu'aucun bilan officiel ne soit dévoilé -l'agence Reuters parle de 30 morts chez les otages et 11 chez les terroristes.

Le ministre algérien de la Communication, Mohamed Said, avait fait état plus tôt d'un «nombre important d'otages libérés et malheureusement quelques morts et blessés». Selon l'agence Reuters, il a attribué le lancement de l'assaut à l'attitude «jusqu'au boutiste» des preneurs d'otages.

18h30 François Hollande en dit le moins possible

«François Hollande a confirmé jeudi la présence de Français sur le site algérien où des islamistes retiennent des otages», écrit l'AFP. Lors d'une conférence de presse, le président s'est contenté de parler d'une situation «confuse» qui évolue «d'heure en heure». «Le mieux est de n'en dire que le moins», selon le président qui est en contact avec les autorités algériennes et a annoncé un nouveau contact avec le président Abdelaziz Bouteflika après cette conférence de presse.

17h30 Les gouvernements étaient-ils au courant?

Les pays dont des ressortissants se trouvaient parmi les otages ont-ils été informés de l'opération à venir par Alger? Londres affirme que ce n'était pas le cas, selon une déclaration du porte-parole du gouvernement rapportée par un journaliste.

A Paris, plus tôt dans la journée, une source gouvernementale avait confirmé à l'AFP le déroulement d'une opération dont la France se tenait informée.

16h20 Un Français figurerait parmi les otages rescapés

Selon l'agence de presse algérienne APS, quatre otages au moins auraient été libérés lors de l'opération menée par l'armée algérienne: deux Ecossais, un Kenyan et un Français.

Sud-Ouest tentait justement de dresser en milieu d'après-midi un portrait de Yann Desjeux, un otage français originaire du Pays basque. Le quotidien régional avait d'ailleurs réussi à le joindre plus tôt: «Ca va, nous sommes bien traités», avait-il expliqué.

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15h50 Quel bilan?

Le bilan de l'opération est toujours très parcellaire. Une source citée par l'agence Reuters affirme que six otages et huit kidnappeurs auraient été tués et que des otages seraient toujours détenus sur le site —un bilan inférieur à celui avancé plus tôt par ANI et Al-Jazeera, et qui collerait mieux à l'information donnée par une source au sein des forces de sécurité algérienne, selon laquelle 25 otages étrangers seraient sortis vivants de l'assaut.

Selon ANI, les sept otages toujours détenus seraient deux Américains, trois Belges, un Japonais et un Britannique. Par ailleurs, toujours selon la même source, le chef du groupe responsable de la prise d’otage, un certain Abou Al-Baraa, aurait également été tué au cours des bombardements.

15h40 Alger était «dos au mur»

L'Express a interviewé Chafik Mesbah, politologue et ancien officier de l'armée algérienne. Ce dernier affirme que «les autorités étaient le dos au mur»:

«Elles n'avaient pas d'autres choix que d'intervenir, en prenant le risque qu'il y ait des victimes. Il ne pouvait pas être question de laisser les terroristes repartir.»

15h10 Le terrorisme, «mal absolu» (Fabius)

Première réaction française aux informations, pour l'instant parcellaires, à l'assaut donné sur le camp des preneurs d'otages en Algérie: celle du ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius, rapportée sur Twitter par des journalistes de France 2 et du Monde. Ce matin, François Hollande avait confirmé que des Français se trouvaient parmi les otages.

15h00 L'armée algérienne intervient, «de nombreux morts»

Un porte-parole islamiste cité par l'agence mauritanienne en ligne ANI a assuré, jeudi 17 janvier en début d'après-midi, que l'armée algérienne avait bombardé le site gazier d'In Amenas (centre-est de l'Algérie), où des ravisseurs islamistes mènent une prise d'otages depuis mercredi, faisant de nombreux morts.

Selon cette personne interrogée par l'agence, les ravisseurs voulaient «transporter une partie des otages vers un lieu plus sûr à bord de véhicules» mais l'armée est alors intervenue.

ANI, citée par Reuters, annonce la mort de 34 otages et 14 ravisseurs; l'agence américaine elle-même, qui cite un habitant de la région, fait état de «nombreux morts». Al-Jazeera, qui cite des sources distinctes, explique de son côté que 35 otages et 15 ravisseurs ont été tués.

Un reporter de CNN à Londres a tweeté une citation du ministère britannique des Affaires étrangères, selon qui «les autorités algériennes ont confirmé qu'il y a une opération en cours». Sans rien ajouter de plus.

Al-Jazeera rappelle que «les accidents de jeudi sont survenus après que des douzaines d'étrangers et d'Algériens ont été fait prisonniers par des combattants lorudement armés, près du site gazier d'In Amenas».

Des gouvernements du monde entier sont actuellement en train d'essayer de trouver une réponse efficace à cette prise d'otages, «l'une des pires crises internationales d'otages depuis longtemps», rappelle Reuters.

Charlotte Pudlowski
Charlotte Pudlowski (741 articles)
Rédactrice en chef de Slate.fr
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