Monde

Somalie: l'otage français Denis Allex «tué par ses geôliers», selon le ministère de la Défense

Grégoire Fleurot, mis à jour le 12.01.2013 à 12 h 10

Denis Allex, capture d'écran d'une vidéo AFP sur Dailymotion

Denis Allex, capture d'écran d'une vidéo AFP sur Dailymotion

Le ministère de la Défense a confirmé samedi 12 janvier que Denis Allex, pseudonyme d’un agent de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) qui était retenu en otage par des islamistes shebab en Somalie depuis 2009, a été tué «par ses geôliers» pendant un raid de la DGSE dans la nuit de vendredi à samedi, rapporte Reuters.

Dans un communiqué, le ministère explique que «le commando de la DGSE a fait face d'emblée à une forte résistance et au cours de l'assaut, des combats violents ont eu lieu», précisant que deux soldats français «ont perdu la vie» et «17 terroristes ont été tués» au cours de ces combats, rapporte l’AFP. Le ministère continue dans son communiqué:

«Face à l'intransigeance des terroristes, qui ont refusé pendant trois ans et demi toute négociation, et qui retenaient Denis Allex dans des conditions inhumaines, une opération a été planifiée et mise en œuvre.»

Lors d’une conférence de presse samedi à 11h30 à Paris, le ministre de la Défense Jean-Yves le Drian a déclaré:

«La France est engagée dans un combat sans merci contre le terrorisme. […] Les services français ont recherché tous les moyens, pendant trois ans, de négocier la libération de Denis Allex. Il était détenu de manière inhumaine. […] La nuit dernière, un commando a pénétré jusqu'au lieu de la détention. Des combats d'une grande violence se sont déroulés. Tout donne à penser que Denis Allex a été abattu par ses geôliers. Un soldat a perdu la vie et un soldat a disparu. 17 terroristes ont été tués.»

Les shebab démentent quant à eux la mort de l’otage et affirment qu’il sera «jugé dans les deux jours», rapporte Le Monde. Abdulaziz Abu Musab, porte-parole militaire des islamistes shebab, a déclaré à l’AFP que «les Français n'ont pas obtenu ce qu'ils cherchaient» car l'otage «n'était pas dans la zone».

Les islamistes shebab ont menacé la France de payer par «des conséquences amères» l’opération, rapporte le site du quotidien belge Le Soir, qui cite un communiqué reçu par l’AFP:

«En fin de compte, ce seront les citoyens français qui goûteront inévitablement aux conséquences amères de l’attitude inconséquente de leur gouvernement à l’égard des otages.»

Grégoire Fleurot
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Journaliste
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