Monde

Viol collectif en Inde: le ministre de l'Education propose une loi au nom de la victime

Temps de lecture : 2 min

Une nouvelle loi anti-viol pourrait porter le nom de l'étudiante décédée suite à un viol collectif, le 16 décembre dernier, en Inde, relève la BBC. Le ministre indien de l'Education Shashi Tharoor a demandé aux autorités de révéler le nom de la victime du viol collectif qui avait provoqué une vagues de protestations dans tout le pays. «A moins que ses parents ne s'y opposent, elle devrait être honorée, a-t-il écrit sur Twitter. Elle était un humain avec un nom, pas seulement un symbole.»

Le 16 décembre dernier, cette étudiante en kinésithérapie âgée de 23 ans et son ami étaient montés dans un bus scolaire vide. Le chauffeur leur avait proposé de les conduire à Dwarka, dans le sud-ouest de New Delhi. A bord, six hommes ont frappé le couple à coups de barres de fer avant de violer la jeune femme pendant près d'une heure.

Après les avoir jetés du bus, les six agresseurs ont tenté, comme l’a révélé le Times of India, d'écraser l'étudiante, sauvée de justesse par son compagnon. Transportée dans un hôpital de Singapour, la jeune femme est morte de ses blessures ce week-end. Ses cendres ont été répandues dans le Gange par sa famille.

La proposition du ministre indien de l'Education est soutenue par l'activiste et officier de police Kiran Bedi, citée par la BBC:

«Ce que monsieur Tharoor propose est peut-être unique en Inde, mais pas dans le monde. Beaucoup de lois américaines ont été faites pour perpétuer la mémoire de la victime.»

Les six agresseurs présumés sont accusés de meurtre, tentative de meurtre, viol collectif, sodomie, enlèvement et vol. L'un d'entre eux est mineur. S'ils sont reconnus coupables, ils risquent la peine de mort.

«Le combat commence maintenant. Nous voulons que les coupables soient pendus et nous nous battrons pour cela, jusqu'à la fin», a expliqué le frère de la victime.

Depuis plusieurs jours, des manifestations s'organisent. Dimanche, des milliers de personnes se sont rassemblées dans le centre de New Delhi pour protester contre les violences faites aux femmes et réclamer une meilleure prise en charge des victimes et des plaintes pour viol. Sonia Gandhi, la présidente du parti du Congrès et belle-fille d’Indira Gandhi, a assuré aux manifestants que justice serait rendue.

Lundi dernier, les autorités indiennes ont mis en place une ligne d'écoute, connectée aux 185 stations de police de la ville, à l'intention des femmes. Elles espèrent ainsi diminuer les agressions sexuelles, alors qu’une femme est violée toute les 14 heures à New Delhi.

Célésia Barry

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