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Hillary Clinton hospitalisée, ses adversaires républicains critiqués pour avoir douté de son état de santé

Temps de lecture : 2 min

la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton lors de la réunion des «Amis du peuple syrien», le 24 février 2012 à Tunis. REUTERS/Jason Reed.
la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton lors de la réunion des «Amis du peuple syrien», le 24 février 2012 à Tunis. REUTERS/Jason Reed.

La secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton a été hospitalisée à New York, dimanche 30 décembre, pour une thrombose consécutive à la commotion cérébrale dont elle avait souffert il y a deux semaines.

Le Washington Post cite un communiqué du bureau de l’ancienne Première dame, qui précise que ses médecins ont découvert un caillot sanguin à l’occasion d’un examen de suivi et qu’Hillary Clinton est actuellement traitée avec des anti-coagulants. Quelques jours plus tôt, Philippe Reines, un des cadres de son équipe, avait annoncé qu’elle reprendrait le chemin du bureau cette semaine.

L’AFP rappelle que, dans un premier temps, le bureau d’Hillary Clinton avait annoncé, le 9 décembre, qu’elle avait attrapé un «virus gastrique» la forçant à annuler une tournée en Afrique du nord, puis, le 15, qu’elle avait souffert d’une «commotion cérébrale» après un «évanouissement» dû à une «forte déshydratation».

Elle n’a pas été revue en public depuis le début du mois de décembre, et a notamment manqué l’annonce officielle par Barack Obama, le 21 décembre, de la nomination du sénateur du Massachusetts John Kerry pour lui succéder. La veille, elle aurait dû être auditionnée par le Congrès au sujet de l’attaque du consulat américain de Benghazi (Libye) le 11 septembre dernier, qui avait coûté la vie à l’ambassadeur américain Christopher Stevens. Une audition dont les Républicains font une condition sine qua none pour approuver la nomination de John Kerry au Sénat, où les Démocrates ne disposent pas de la majorité qualifiée permettant d’accélérer le processus.

En apprenant les ennuis de santé d’Hillary Clinton, mi-décembre, certains commentateurs américains avaient d’ailleurs insinué qu’ils avaient pour but d’empêcher la secrétaire d’Etat de témoigner. Buzzfeed liste quelques-unes des réactions les plus marquantes:

  • le chroniqueur Charles Krauthammer avait parlé «d’allergie aiguë à Benghazi».
  • l’ancien ambassadeur des Etats-Unis à l’ONU sous l’administration Bush John Bolton avait évoqué une «maladie diplomatique».
  • le futur ex-représentant républicain de Floride Allen West avait parlé d’un cas de «grippe Benghazi».
  • la chroniqueuse de Fox News Monica Crawley avait pointé «un virus au timing impeccable».

Résultat, ces mêmes critiques sont aujourd’hui attaqués sur les réseaux sociaux. Le Washington Post a relevé une série de tweets en ce sens: «Je me demande si ceux qui ont mis en doute de manière sarcastique l’état de santé du secrétaire Clinton auront la décence de s’excuser… Je ne retiendrai pas ma respiration en attendant», a ainsi tweeté le consultant politique Jeff Greenfield.

Dans un tweet signalé par la correspondante aux Etats-Unis de Radio France Fabienne Sintes, un membre du Parti républicain, Matt Mackowiak, s’est d’ailleurs excusé d’avoir douté dans le passé de la réalité des problèmes de santé d’Hillary Clinton:

«Certains d’entre nous se sont moqués de la commotion d’Hillary et du report de son témoignage devant le Congrès. A l’évidence, la situation est sérieuse. Nos excuses et prières l’accompagnent.»

Jean-Marie Pottier Rédacteur en chef, responsable de la newsletter politique «Le Jour d'après». Auteur de «Indie Pop 1979-1997» et «Ground Zero. Une histoire musicale du 11-Septembre» (Le Mot et le Reste).

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