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Guerre froide: les Etats-Unis prévoyaient une attaque nucléaire massive contre la Russie et la Chine

Temps de lecture : 2 min

Nuclear Blast 1945 / Thomas Williams via FlickrCC license by
Nuclear Blast 1945 / Thomas Williams via FlickrCC license by

La NSA (National Security Agency, les services secrets intérieurs américains) a déclassifié des archives datant de 1968 où l’on apprend comment les Américains auraient réagi à la mort ou à la disparition du président pendant une partie de la Guerre froide, rapporte le Digital Journal.

Estimons-nous heureux que cela ne soit jamais arrivé, car les conséquences auraient été dramatiques.

Si le président américain venait à être tué ou à disparaître pendant une attaque, le protocole de réponse américain prévoyait une attaque nucléaire massive, à la fois sur la Chine et sur la Russie, peu importe lequel des deux pays était responsable, et même si la mort du président n’était qu’accidentelle. Cette réponse était prévue même dans le cas où l’ennemi attaquait avec des armes conventionnelles (c’est-à-dire non-nucléaires).

On imagine facilement le scénario de troisième guerre mondiale nucléaire qui aurait suivi de telles attaques.

Comme l’explique le Daily Mail, ce plan, baptisé Furtherance (avancement), «devait être utilisé en dernier recours pour empêcher la rupture de la chaîne de commandement» car une attaque nucléaire ne peut être lancée sans l’aval du président. Ce protocole permettait donc d’effectuer des frappes nucléaires d’urgence automatiques grâce à un ordre donné par le président avant sa mort ou sa disparition.

Considéré comme trop extrême, le plan fut révisé en 1968 par le président Lyndon Johnson à la fin de son mandat. Il l’avait pourtant approuvé en arrivant au pouvoir, tout comme les présidents Kennedy et Einsenhower. Digital Journal explique la nature de ces changements pour lesquels ont plaidé les conseillers du président:

«Premièrement, ils recommandaient de ne viser que l’URSS ou la Chine, pas les deux, dans le cadre de frappes nucléaires si jamais les Etats-Unis étaient attaqués […] Ensuite, ils conseillaient l’implémentation d’une politique du "no first use" [pas de première utilisation du nucléaire] qui imposait aux commandants de répondre aux attaques conventionnelles par des armes conventionnelles.»

Les différents conseillers et responsables étaient d’ailleurs unanimes sur l’urgence de modifier ce plan qui aurait pu transformer toute escarmouche en guerre nucléaire, rapporte io9:

«Les conseillers militaires et civils de Johnson recommandaient à l’unanimité que les ordres actuels […] soient revus en profondeur afin de réduire les risques qu’ils impliquaient. […] Le conseiller pour la sécurité nationale Walt Rostow a dit à Johnson: "Nous pensons que c’est une changement essentiel. C’était dangereux." Tout le comité des chefs d’état-major a approuvé.»

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