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Julian Assange va lancer le parti WikiLeaks australien pour briguer un siège de sénateur en 2013

Jamal El Hassani, mis à jour le 13.12.2012 à 11 h 56

Julian Assange, en décembre 2010. REUTERS/Paul Hackett

Julian Assange, en décembre 2010. REUTERS/Paul Hackett

Julian Assange va faire son entrée en politique en 2013. Il compte se présenter aux élections sénatoriales australiennes (le Sénat est, comme en France, la chambre haute du système parlementaire australien, mais ses pouvoirs sont plus importants que ceux du Sénat français) qui doivent se dérouler au plus tard le 30 novembre 2013, rapporte le site d’info australien The Age.

Il serait même en train de monter son propre parti avec l’aide de son père, explique The Age:

«M. Assange affirme que le projet d’inscrire un parti WikiLeaks australien est ''dans un état d’avancement significatif''. Il indique qu’il sera candidat et ajoute que ''de nombreuses personnes de grande valeur admirées par l’opinion australienne'' ont fait savoir qu’elles seraient prêtes à se présenter aux élections sous les couleurs du parti.»

Julian Assange pense remplir les conditions pour pouvoir s’inscrire en tant qu’électeur (et donc potentiellement en tant que candidat) vivant à l’étranger soit dans l’Etat de Nouvelle-Galles du Sud, soit dans l’Etat de Victoria. Il décidera stratégiquement dans quel Etat se présenter en fonction de ses chances d’y être élu.

Son parti défendra des idées dans la droite ligne des combats de WikiLeaks: il plaidera pour plus de transparence au sein des gouvernements et en politique et luttera contre les atteintes à la vie privée.

Il n’est pourtant pas certain que Julian Assange puisse un jour siéger au Sénat, même s'il était élu. Le Huffington Post UK rappelle qu’il est enfermé depuis six mois à l’ambassade équatorienne de Londres. La Suède et les Etats-Unis réclament son extradition, les Suédois pour une affaire de viol que Julian Assange considère comme un complot visant à le faire taire, les Américains l’accusent quant à eux d’espionnage à la suite de la publication de nombreux documents secrets qui ont selon eux mis en danger la sécurité du pays.

Son mandat de parlementaire ne lui permettra pas d’éviter la justice, rappelle Foreign Policy, car les sénateurs australiens ne possèdent pas d’immunité parlementaire. Mais la fonction de sénateur présente d’autres avantages qui pourraient s’avérer fort utiles:

«Les parlementaires australiens “ne peuvent pas être attaqués en justice ou poursuivis pour quelque chose qu’ils disent ou font dans le cadre de leur mandat parlementaire”.

Des politiciens ont parfois profité de ce privilège. L’année dernière, le sénateur Nick Xenophon s’en est servi pour nommer publiquement un prêtre catholique accusé de viol. C’est certainement le genre d’avantage dont une personne spécialisée dans la divulgation de secrets pourrait profiter.»

 

 

Jamal El Hassani
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