France

Attentats en Corse: un homme arrêté

Charlotte Pudlowski, mis à jour le 08.12.2012 à 15 h 48

Corse, juillet 2008, via Wikipedia, License CC

Corse, juillet 2008, via Wikipedia, License CC

Alors que le meurtre de Jérémy Mattioni, 29 ans, tué par balle vendredi, près du centre de Calvi et une vague d'attentats (24 minimum) qui a suivi quelques heures après, ont secoué l'île de vendredi à samedi, un homme a été interpellé. Il était en possession d'explosifs, à Calvi, a révélé BFM-TV, dont l'information a bientôt été confirmée par les autres médias.

«Le suspect, un militant nationaliste de 32 ans membre présumé du Front de libération nationale de la Corse (FLNC), avait dans sa voiture un cordon détonant et un produit explosif quand il a été contrôlé par les douaniers, qui l'ont remis ensuite à la police», explique Le Monde.fr. L'homme a été interpellé avant les attentats, lors d'un contrôle de routine.

Les attentats n'ont pas été revendiqués, mais une inscription FLNC sur l'une des maisons visées par les attentats est une indication claire.

«Il s'agit de la plus importante opération depuis mai, quand 23 résidences secondaires avaient alors été plastiquées» explique LeMonde.fr qui poursuit:

«La plupart des attentats avaient été revendiqués peu après par le Front de libération nationale de la Corse (FLNC), dénonçant la spéculation foncière et immobilière rendant de plus en plus difficile la possibilité pour les insulaires de résider dans l'île. L'organisation clandestine avait aussi revendiqué des attentats contre sept supermarchés d'Ajaccio et de Haute-Corse, en septembre, symboles, selon elle, de la mainmise de la grande distribution sur l'économie insulaire.

Comme nous l'expliquions, sur Slate, au moment de cette visite des ministres, la Corse, avec sa centaine d'homicides en cinq ans, est une région extrêmement meurtrière. Si en terme de taux de criminalité global (atteintes aux personnes, aux biens, escroqueries etc) la Corse ne tranche pas particulièrement avec les autres régions françaises, mais le taux d'homicide reste très nettement supérieur au taux moyen français, qui est compris entre 1,1 et 1,2 homicide pour 100.000 habitants depuis trois ans, quand il est, en Corse, de 7 homicides pour 100.000 habitants en moyenne depuis cinq ans. Soit dans la moyenne mondiale, qui est justement de 6,9. Sur le plan mondial, «son taux la situerait au niveau de pays comme le Timor oriental ou Haïti».

Charlotte Pudlowski
Charlotte Pudlowski (740 articles)
Rédactrice en chef de Slate.fr
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