France

Crise à l'UMP: troisième rencontre attendue entre François Fillon et Jean-François Copé

Jean-Laurent Cassely, mis à jour le 04.12.2012 à 18 h 48

François Fillon, le 28 novembre 2012 à Paris. Gonzalo Fuentes / Reuters

François Fillon, le 28 novembre 2012 à Paris. Gonzalo Fuentes / Reuters

Après deux rencontres lundi 3, François Fillon et Jean-François Copé devaient se revoir mardi 4 décembre à 19 heures pour tenter de trouver une issue à la crise qui dure depuis maintenant deux semaines au sommet de l'UMP.

Le groupe parlementaire dissident de François Fillon qui compte soixante-douze députés, le R-UMP, prend son autonomie à l'Assemblée. Ce mardi matin, écrit le Figaro, l'ancien Premier ministre a assisté à la conférence des présidents qui fixe l'ordre du jour et distribue aux groupes le temps de parole alloué à chacun.

Le collectif des non-alignés emmené par Nathalie Kosciusko-Morizet et Bruno Le Maire a demandé la tenue d'un congrès du parti en janvier, pour organiser un nouveau vote au printemps 2013 et fixer l'organisation des primaires en 2016.

Sur France Info, Le Maire a indiqué qu'il souhaitait que la crise «ne se résolve pas par un petit arrangement entre amis». «On fait comme si les militants n'existaient pas, comme si les élus n'existaient pas, comme si les députés n'existaient pas», a-t-il ajouté.


UMP: Le Maire refuse un "petit arrangement entre... par FranceInfo

Frédéric Lefebvre, qui ne s'était pas encore engagé pleinement dans le débat, a publié une tribune sur son site, regrettant «l'atomisation de [sa] famille politique». L'ancien directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy lorsque ce dernier était président de l'UMP renvoie dos à dos copéistes et fillonistes, sans oublier les «prétendus non-alignés».

«Jean-François Copé et François Fillon acceptent l’idée d’être départagés à nouveau par les militants. So what? Quand? Comment?

Les prétendus non-alignés veulent ouvrir une nouvelle course électorale qui leur permette de prendre le départ

Certes, poursuit Lefebvre, il y a déjà eu des affrontements personnels dans la politique, mais cette fois «c’est différent en soi, c’est un choc de personnalités qui domine le choc des idées», alors que les chefs du parti «sont aveuglés par les haines». Frédéric Lefebvre en appelle au rassemblement: en voilà un qui veut encore croire qu'ensemble, tout est possible...

Rappelons à ce propos que Nicolas Sarkozy avait lancé aux deux belligérants un ultimatum qui expirait... mardi 4 décembre.

Pour lire une synthèse sérieuse des précédents épisodes, c'est ici.

Et pour une version en gif animés, c'est là.

Jean-Laurent Cassely
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Journaliste
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