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La visite secrète des Américains en Corée du Nord

Temps de lecture : 2 min

Kim-Jong-Un clapping / petersnoopy via FlickrCC license by
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Vers une nouvelle escalade entre les deux Corées? Des officiels américains se sont rendus en Corée du Nord en août afin de dissuader Pyongyang de provoquer à nouveau son voisin sud-coréen, apprend-on sur le site du quotidien sud-coréen Dong-a Ilbo.

Outre le souci d’empêcher un nouveau regain de violence entre le Nord et le Sud, les Etats-Unis ont tenté d’éviter toute agression pendant la période électorale américaine, explique Donga, s’appuyant sur une source diplomatique:

«"Il y a une forte possibilité que les Etats-Unis aient essayé d’empêcher le Nord de s’engager dans une provocation armée avant l’élection présidentielle de novembre et aient fait une proposition y correspondant”, déclare la source. Le commentaire indiquait que l’administration Obama maintenait un canal de discussion avec Pyongyang pour ménager la Corée du Nord, tenant compte de l’impact négatif qu’un autre essai nucléaire ou un test de missile longue portée pourrait avoir sur l’élection.»

Toujours selon Donga, la Corée du Nord a repris ses provocations juste après les élections américaines, déplaçant les différentes parties d’un missile longue-portée d’un centre de recherche balistique de Pyongyang vers une base de missiles sur la côte Ouest. Les Nord-Coréens seraient prêts pour un nouveau test de missile longue portée, ce qui constituerait diplomatiquement une affirmation de puissance pour le Nord et une provocation intolérable pour le Sud.

Selon Stars and Stripes, le journal officiel de l’armée de l’air américaine, plusieurs journaux japonais rapportent que ces mouvements sont similaires à ceux qui ont précédé le test de missile raté d’avril.

Ces démonstrations visent à faire pression sur la Corée du Sud à l’approche de l’élection présidentielle du 19 décembre comme le craint le ministre de la Défense sud-coréen Kim Kwan-jin:

«Le Nord pourrait commettre des actes provocants pour attiser la peur d’une guerre chez les Sud-Coréens avant l’élection, et pourrait lancer une provocation après l’élection» pour tester le nouveau gouvernement.

Rappelons que le Sud et le Nord sont théoriquement toujours en guerre puisque seul un armistice (cessez-le-feu) entre les belligérants a été signé après la Guerre de Corée en 1953, mais pas un traité de paix.

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Les relations entre les deux pays sont donc structurées par un rapport de force permanent, fait parfois de détente, comme lorsqu’en 2007 un train traverse la frontière pour la première fois depuis la guerre, offrant ainsi un puissant symbole de paix, mais aussi de fortes tensions, par exemple lorsque la Corée du Nord bombarde une île sud-coréenne qu’elle revendique en 2011 ou encore lorsqu’un sous-marin du Nord coule une corvette sud-coréenne, faisant 46 morts et provoquant la rupture totale des relations entre les deux Corées.

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