France

Crise à l'UMP: Copé ré-réélu, Sarkozy favorable à un second vote... ce que vous avez raté lundi

Temps de lecture : 2 min

Nicolas Sarkozy après son audition au Palais de justice de Bordeaux, le 22 novembre 2012. REUTERS/Régis Duvignau.
Nicolas Sarkozy après son audition au Palais de justice de Bordeaux, le 22 novembre 2012. REUTERS/Régis Duvignau.

Jean-François Copé est... président de l'UMP. Du moins pour la CNR (Commission nationale des recours de l'UMP) qui a compté 952 voix d'avance sur son adversaire. Un «coup de force», a déclaré François FiIlon, tandis qu'Alain Juppé, dont la médiation a échoué dimanche soir, a estimé «que rien n'[était] réglé». Copé, dans son troisième discours de victoire depuis le 18 novembre, qui la joue Grand pardon, a tenté d'amadouer son adversaire:

«Je vais proposer de nouveau à François Fillon de participer à une équipe collégiale pour ressouder l'UMP.»

François Fillon ne lâche rien... L'ancien Premier ministre a pour sa part demandé «la saisie conservatoire des données du scrutin du 18 novembre» et a envoyé un huissier au siège de l'UMP. Lequel n'a pas pu avoir accès à ces données.

Le trésorier national de l'UMP démissionne. Dominique Dord, soutien de Fillon, claque la porte et se lâche dans Le Dauphiné Libéré sur l'utilisation par Jean-François Copé –alors secrétaire général– des ressources du parti dans le cadre de l'élection interne. Pour le trésorier, on «peut évaluer à plus de 200.000 euros l'avantage représenté sur quatre mois» la prise en charge de la campagne de Copé par ses collaborateurs rémunérés par le parti. Et Dominique Dord d'ajouter:

«Le siège social de la rue de Vaugirard a été utilisé sans discontinuer comme siège de campagne et jusqu'au soir de l'élection devant les caméras de France et de Navarre»

Nathalie Kosciusko-Morizet veut revoter... Car cette élection «est trop douteuse, trop contestée». L'ancienne ministre et porte-parole de Nicolas Sarkozy a donc lancé une pétition en ligne. Celle qui avait tenté de se présenter à cette élection interne mais avait dû abandonner faute de parrainages n'avait soutenu aucun des deux candidats.

Nicolas Sarkozy ne s'exprime pas... Quoi que... Après l'échec du grand sage Alain Juppé, l'ancien président est perçu comme le seul à pouvoir rassembler un parti au bord de l'explosion. «C'est à lui de jouer», a déclaré sur RTL le maire de Bordeaux, ajoutant qu'«il apparaît clairement qu'il est le seul aujourd'hui à avoir l'autorité suffisante pour proposer éventuellement une sortie». Le retour du président battu le 6 mai dernier n'est pas pour tout de suite: pour l'instant, il se contente d'intervenir en privé, appelant les uns et les autres, déjeunant ce lundi avec François Fillon. Mais son entourage assure qu'il ne devrait pas s'exprimer en public. Ce qui n'empêche pas de distiller la parole de l'ex-Président. Selon l'AFP, qui cite «des sources concordantes», Sarkozy estimerait «qu'il serait préférable d'appeler les adhérents de l'UMP à voter une nouvelle fois pour sortir de l'impasse dans laquelle est plongé le parti». Ces «sources» indiquent également que l'ex-Président aurait déconseillé à son ancien Premier ministre de saisir la justice.

Pour lire une synthèse sérieuse des précédents épisodes, c'est ici.

Et pour une version en gif animés, c'est là.

Jean-Laurent Cassely Journaliste

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