Life

Un gène permet de connaître l'heure de votre mort

Laure Beaulieu, mis à jour le 20.11.2012 à 19 h 08

DNA/AJC1 via Flickr CC License by

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Si vous êtes de nature anxieuse, ne lisez pas ce qui va suivre.

Une étude très sérieuse du Beth Israel Deaconess Medical Center de Boston, dirigée par Andrew Lim, et publiée en novembre 2012 dans les Annals of Neurology, a étudié les rythmes circadiens (l'horloge biologique) de 1.200 personnes, dont ils avaient le génotype et l'heure exacte de la mort (car ils avaient accepté d'offrir leur cerveau à la science).

Les lève-tôt et les lève-tard ne meurent pas aux mêmes heures de la journée. Les chercheurs ont découvert un gène qui serait à l'origine de la tendance à être un lève-tôt ou un lève-tard et qui déterminerait l'heure de la mort.

«Le gène permet trois types de combinaisons des nucléotides: adénine-adénine (A-A), adénine-guanine (A-G) et guanine-guanine (G-G)», explique le Huffington Post.

The Atlantic Wire résume les résultats de l'étude:

«Ceux avec un génome A-A ont tendance à se lever une heure pleine plus tôt que ceux avec un génome G-G. Ceux avec une combinaison A-G se lèvent presque exactement à une heure située entre celles des deux autres groupes. (...) Les génomes A-A et les A-G sont morts en fin de matinée, juste avant 11h. Le génome G-G sont morts juste avant 18h... soit 6 heures de différence.»

Le site américain rapporte le lien entre ces deux séries de résultats:

«Les auteurs font l'hypothèse que les engagements sociaux qui normalisent généralement les variations des rythmes circadiens des individus deviennent inefficaces quand les sujets approchent de la mort, leur permettant de se laisser aller à leurs états naturels.»

Pour la médecine, cette découverte pourrait avoir des implications positives, comme l'a expliqué Andrew Lim dans un communiqué:

«[Cela] pourrait éventuellement conduire à des interventions prévues rationnellement pour assurer la protection pendant une période de forts risques pour certains individus –comme par exemple faire des traitements pour le cœur à des moments spécifiques en fonction de la version du gène dont le patient est porteur.»

Le chef du département de neurologie du Beth Israel Deaconess Medical Center a précisé dans un communiqué:

«Il y a réellement un gène qui prédit le moment de la journée où vous allez mourir. Pas la date heureusement, mais le moment de la journée

Laure Beaulieu
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