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Les sites israéliens ont subi 44 millions d'attaques depuis le début de l'opération Pilier de Défense

Jamal El Hassani, mis à jour le 19.11.2012 à 12 h 29

Anonymous Mask / Luciano Castillo via FlickrCC License by

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Dans la lutte contre Israël, les tirs de roquettes ne sont pas la seule arme à disposition des Palestiniens et de leurs soutiens. La guerre se fait aussi sur Internet. Les sites du gouvernement israélien ont subi plus de 44 millions d'attaques depuis le début de l’opération «Pilier de Défense», rapporte The Guardian.

Une seule attaque a fonctionné, faisant tomber un site gouvernemental pendant 10 minutes. Les autres sites semblent avoir bien résisté à ces attaques massives. Les sites les plus prisés des hackers ont été celui du président d’Israël qui a subi 10 millions d’attaques, suivi du site du ministère des Affaires étrangères avec 7 millions d’attaques. Le site du premier ministre Benjamin Netanyahu été également choyé avec plus de 3 millions d’attaques.

L’échec de ces attaques pourtant très nombreuses s’explique par les investissements israéliens dans la défense informatique, explique le ministre des finances Yuval Steinitz:

«La division informatique du ministère continuera de bloquer des millions de cyberattaques (...) Nous récoltons les fruits de notre investissement ces dernières années dans le développement de systèmes de défense informatique.»

De nombreux sites non-gouvernementaux (et donc bien moins protégés) ont également subi des attaques. Les célèbres hackers Anonymous ont été de la partie. Ils revendiquent le piratage de 87 sites internet, seulement quelques heures après avoir annoncé leur participation au mouvement, rapporte la BBC.

Il est intéressant de noter que les Anonymous ne se sont pas joints aux autres hackers pour dénoncer et faire cesser les bombardements israéliens. C’est la menace d’Israël de couper Internet aux Gazaouis qui les a poussés à agir, explique The Guardian:

«Les Anonymous ont déclaré avoir lancé l’opération OpIsrael en réaction aux menaces du gouvernement israélien de couper tous les moyens de télécommunication. Ce qui, affirme le groupe dans un communiqué posté sur le site AnonRelations, "franchit la ligne rouge".»

Le 24 octobre, les Anonymous revendiquaient déjà plus de 700 attaques sur des sites privés ou publics, touchant même des poids lourds de l’économie israélienne tels que Bank Of Jerusalem, relate The Guardian. Les Anonymous promettent qu’Israël subira leur «colère totale et déchaînée» si les bombardements ne cessent pas.

Jamal El Hassani
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