Monde

John McAfee, pionnier de l'antivirus, recherché pour meurtre au Belize

Grégoire Fleurot, mis à jour le 13.11.2012 à 11 h 43

Logo de McAfee

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John McAfee, le programmeur informatique qui a créé le célèbre logiciel antivirus portant son nom, est recherché pour meurtre selon la police du Belize, petit pays aux paysages paradisiaques d’Amérique centrale coincé entre le Guatemala et le Mexique. Jeff Wise, du site spécialisé Gizmodo, écrit:

«Selon Marco Vidal, le chef de l’unité de lutte contre les gangs de la police nationale, McAfee est le suspect numéro un dans le meurtre de l’expatrié américain Gregory Faull, qui a été tué par balles samedi 10 novembre au soir dans sa maison de San Pedro Town sur l’île d’Ambergris Caye.

Les détails de l’affaire restent encore flous, mais les locaux dépeignent Faull comme un ouvrier du bâtiment originaire de Californie apprécié de tous. Les deux hommes étaient en conflit depuis quelques temps. Mercredi dernier, Faull avait déposé une plainte officielle contre McAfee au bureau du maire, affirmant que McAfee avait tiré avec des armes à feu et adopté un "comportement espiègle". Leur dernier différend tournait apparemment autour de chiens.» 

Contacté par Wired, Mc Afee a déclaré ne «rien» savoir du meurtre, et pense que les personnes qui ont tué Faull voulaient en fait s’en prendre à lui et se sont trompés de victime. Il affirme s’être caché dans un trou dans le sable quand la police est venue le chercher dimanche 11 novembre, et que les policiers n’hésiteraient pas à le tuer s’ils le trouvent.

L'affaire intervient une semaine à peine après que Wise a publié un portrait de McAfee sur Gizmodo intitulé «Secrets, combines et beaucoup d’armes à feu: dans le cœur ténébreux de John McAfee», qui décrivait le pionnier de l’antivirus comme étant devenu de plus en plus imprévisible au cours des dernières années. Il écrivait à propos d’un raid que la police a mené à son domicile en avril dernier:

«Alors que le soleil se levait sur le Belize intérieur le 30 avril, une unité d’élite de 42 policiers et soldats, dont des membres du GIGN local et des forces spéciales, a convergé sur une propriété sur les bords d’une rivière de la jungle. A l’intérieur, tout était silencieux. La police a annoncé par mégaphone qu’elle cherchait des armes illégales et des stupéfiants, puis est entrée avec fracas, ouvrant les portes avec des masses, menottant quatre gardes de sécurité et tuant un chien de garde. Le propriétaire, un Américain blanc de 67 ans, a émergé de sa chambre avec une Bélizienne de 17 ans. La police l’a menotté et l’a emmené avec ses gardes.

A l’intérieur, les policiers ont trouvé 20.000 dollars en cash, un laboratoire plein de matériel de chimie, et une petite armurerie: sept fusils à pompe, un fusil à un coup, deux pistolets de 9mm, 270 cartouches de fusil à pompe, 30 cartouches de calibre 9mm et 20 cartouches de .38. Malheureusement pour la police, tout ceci était légal. Les armes avaient des permis et le laboratoire ne fabriquait pas de drogues mais un composé antibactérien à base de plantes.»

Grégoire Fleurot
Grégoire Fleurot (799 articles)
Journaliste
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