Life

Dès 40 ans, l'hypertension peut provoquer des dommages cérébraux

Jean-Laurent Cassely, mis à jour le 06.11.2012 à 10 h 54

Project 365 #134: 140511 Under Pressure! / comedy_nose via Flickr CC Licence By

Project 365 #134: 140511 Under Pressure! / comedy_nose via Flickr CC Licence By

Vous avez la quarantaine? Reposez cette salière ou ce verre d’alcool immédiatement! Selon des chercheurs du Davis Alzheimer’s Disease Center de l’université de Californie, une forte tension artérielle pourrait provoquer des dommages cérébraux et accélérer le vieillissement du cerveau, même chez des personnes aux taux relativement peut élevés et encore jeunes.

Comme le rapporte le site du Time, les auteurs de l’étude publiée récemment dans la revue Lancet Neurology sous la direction du Dr. Charles DeCarli ont établi qu’un niveau élevé de pression systolique (le premier chiffre qu’affiche un tensiomètre) a un effet négatif sur l’intégrité de la matière blanche du cerveau, et qu’un niveau élevé de pression artérielle a un effet semblable sur la matière grise.

Si ce n’est pas la première fois qu’on observe un lien entre hypertension et dommage cérébral, l’étude insiste sur la précocité du processus dans la vie humaine. Concrètement, le cerveau d’une personne de 40 ans qui souffre d’hypertension ou dont la pression est légèrement surélevée ressemble à un cerveau âgé de sept années supplémentaires par rapport à une autre personne à la tension normale.

«Le message est très clair, affirme le Dr. Charles DeCarli. Les gens peuvent contrôler leur santé cérébrale en connaissant et en traitant leur pression artérielle à un âge auquel ils ne penseraient pas nécessairement à cela

D'autant que ces dommages cérébraux peuvent survenir des décennies avant les premiers signes cliniques de démence.

L’étude a été menée sur des Américains, pays dans lequel on estime que les deux tiers des individus âgés de plus de 65 ans ont une pression artérielle élevée. Les Français seraient 16 millions à être hypertendus, dont 4 millions ne sont pas traités, affirmait récemment dans Le Monde le professeur Xavier Girerd, président de la Société française d'hypertension artérielle (SFHTA).

«Parmi les freins à ce déficit de prise en charge, il y a d'abord la banalisation de l'hypertension, que la plupart des gens associent à "une maladie de l'époque liée au stress"», poursuivait le spécialiste.

Jean-Laurent Cassely
Jean-Laurent Cassely (990 articles)
Journaliste
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites, vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêt et nous suivre sur les réseaux sociaux. > Paramétrer > J'accepte