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Le parti de Poutine veut une loi nationale contre la «propagande homosexuelle»

Temps de lecture : 2 min

Manifestion contre l'interdiction de la gaypride à Moscou devant l'ambassade russe de Londres, en 2011 /  Peter Gray1989 via Flickr CC Licence by

En Russie, l'homophobie n’est pas prête de disparaître. Après le vote d'une loi punissant «la propagande homosexuelle» en mars, l’attaque d’un club gay et lesbien de Moscou par des hommes masqués, le 11 octobre dernier, a renforcé le sentiment de discrimination et de violence dont la communauté homosexuelle est victime, explique The Guardian.

Alyona Korolyova, présente lors de l’attaque du club qui a fait trois blessées dont sa petite amie, s'inquiète:

«Aujourd’hui, les autorités ont ordonné de ne pas punir de telles attaques. Nous sommes une communauté à haïr.»

La loi, adoptée dans 8 régions dont Saint Petersbourg, condamne à une amende toute personne commettant «un acte public de promotion de l'homosexualité à l'adresse de mineurs». Elle a été qualifiée comme homophobe par Amnesty international. D’autres attaques contre les homosexuels ont eu lieu dans le pays depuis son adoption.

Considérée comme un crime jusqu’en 1993, et comme une maladie mentale jusqu’en 1999, l’homosexualité a toujours été très mal vue en Russie.

Aujourd’hui, le mouvement d'extrême droite nationaliste Narodny Sobor milite pour la fermeture des bars et clubs de la scène gay moscovite. Une mesure soutenue par des députés de Russie Unie, le parti du président Vladimir Poutine qui souhaiterait une loi contre la «propagande homosexuelle» au niveau national.

L'Eglise orthodoxe soutiendrait, elle aussi, cette mesure. «Nous avons le droit de maintenir la pureté de la société et protéger nos enfants de toute sorte de manifestations du péché», a déclaré un de ses représentants.

Apparemment, l’accord du peuple russe ne sera pas difficile à avoir. Dans un sondage effectué en juillet par le centre Levada –organisation indépendante russe non-gouvernementale– 32% des Russes considèrent l’homosexualité comme «une maladie ou le résultat d’un traumatisme psychologique» et 43% comme une «débauche ou une mauvaise habitude».

France Ortelli

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