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Un général nord-coréen exécuté pour avoir bu de l'alcool pendant le deuil de Kim Jong-il, selon la presse sud-coréenne

Charlotte Pudlowski, mis à jour le 25.10.2012 à 12 h 08

Kim-Jong Un/Petersnoopyvia FlickrCC Licenceby

Kim-Jong Un/Petersnoopyvia FlickrCC Licenceby

Le vice-ministre des Forces Armées populaires de Corée du Nord a été exécuté un peu plus tôt dans l'année, pour avoir bu de l'alcool pendant le deuil de l'ancien leader Kim Jong-il, dit avoir appris mardi The Chosun Ilbo, organe de presse sud-coréen.

Selon des informations soumises par un membre de l'Assemblée nationale du département des affaires étrangères, Yoon Sang-hyun, le successeur de Kim Jong-il, son fils Kim Jong-un, a surveillé le comportement des personnalités majeures du parti du gouvernement et de l'armée, durant les premiers temps du deuil:

«Kim Chol a été exécuté en janvier, dans une volonté de forcer les très hauts gradés à se soumettre», selon The Chosun Ilbo.

Le journal sud-coréen précise que les purges ont ont vu 14 puissants exécutés, tous pour avoir rompu le deuil, avec de l'alcool ou du sexe. 

«Il semble que les purges continuent pour l'instant, tant que Kim Jong-un resserre sa prise sur le pouvoir», selon Yoon Sang-hyun.

Il est évidemment difficile de connaître l'évolution de la politique nord-coréenne, mais en dépit de ces purges rapportées en Corée du Sud, Kim Jong-un est aussi perçu comme relativement plus libéral que son père.

Porter des chaussures compensées et des boucles d’oreilles y est désormais autorisé par exemple. Kim Jong-un avait aussi proposé en 2010 que le port des pantalons, jusque-là toléré seulement pour les femmes travaillant aux champs, soit aussi permis. Il passe pour un passionné de mode et de parcs d'attraction.

Kim Jong-il est mort en décembre dernier à l'âge de 69 ans, victime d'une crise cardiaque à bord d'un train et son fils avait été désigné pour lui succéder, sans doute trop rapidement.

«Il est évident que Kim Jong-un n'a pas eu le temps pour s'imposer comme chef d'Etat. Son père Kim Jong-il avait eu 20 ans pour y arriver et était le dirigeant réel du pays depuis une dizaine d'années quand son père Kim Il-sung est mort en 1994. Kim Jong-un n'a eu que deux ans et est très jeune», analysait alors Marcus Noland, spécialiste de la Corée du Nord à l'Institut économique international Peterson à Washington. Le spécialiste envisageait alors une «régence par comité».

Charlotte Pudlowski
Charlotte Pudlowski (741 articles)
Rédactrice en chef de Slate.fr
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