Culture

Picasso, Monet, Matisse: un vol «considérable» dans un musée de Rotterdam

Pierrick de Morel, mis à jour le 16.10.2012 à 16 h 12

Des officiers de police enquête autour du musée de Kunsthal de Rotterdam (Pays-Bas), le mardi 16 septembre 2012. REUTERS/Robin van Lonkhuijsen

Des officiers de police enquête autour du musée de Kunsthal de Rotterdam (Pays-Bas), le mardi 16 septembre 2012. REUTERS/Robin van Lonkhuijsen

Picasso, Monet, Matisse... Voilà quelques-uns des artistes célèbres dont les toiles ont été volées mardi 16 septembre dans le Kunsthal Museum de Rotterdam, comme le rapporte le site internet de la BBC. 

Selon la porte-parole de la police de Rotterdam, interrogée par l'AFP et dont les propos ont été repris par The Telegraph,  les voleurs se seraient introduits dans le musée vers 3 heures du matin, et étaient particulièrement bien préparés:

«Il y a eu un cambriolage durant la nuit et quelques toiles ont été volées, qui représentent une somme considérable. Une enquête importante suit son cours et plusieurs experts de la police scientifique sont sur place. Pour plusieurs raisons, nous ne pouvons encore dire quelles œuvres sont concernées ou quels artistes.»

La Tête d'Arlequin, de Picasso

La BBC croit cependant savoir que parmi les oeuvres disparues se trouveraient Le pont de Waterloo de Claude Monet, la Tête d’Arlequin de Picasso, La Liseuse en Blanc et Jaune de Matisse ou encore la Femme aux yeux clos de Lucian Freud. Le site anglais évoque également la Femme devant une Fenêtre Ouverte de Paul Gaugin et un Autoportrait de Meyer de Haan.

La Liseuse en Blanc et Jaune de Matisse

Ces toiles étaient exposées dans le cadre de l’exposition Avant-Gardes, organisée à l’occasion du vingtième anniversaire de la Triton Foundation, qui possède une grande collection de tableaux. Près de 150 œuvres avaient été sélectionnées pour cet événement, qui regroupait des artistes aussi différents que Cézanne, Dali, Lichtenstein ou encore Andy Warhol.

Femme aux yeux clos de Lucian Freud

En mai 2010, Slate.fr s’était penché sur la question du trafic des biens culturels après le vol de cinq toiles au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris. A l’époque, Quentin Girard expliquait que les vols d’œuvres d’art étaient très médiatisés, mais finalement relativement rares en raison de la difficulté à les écouler:

«Dès qu'un type de vol se produit, les œuvres sont recensées en France sur la base de données de l'Office central de lutte contre le trafic des biens culturels (OCBC) puis transmis à Interpol qui tente de tenir à jour la liste de ces objets volés à travers le monde. 35.000 objets y sont recencés.» 

Une seule possibilité pour les voleurs: revendre leur butin de manière illégale. Or, le trafic de biens culturels serait le troisième le plus important du monde en termes de volumes, derrière celui de la drogue et des armes.

Pierrick de Morel
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