La réponse de Sciences Po au rapport de la Cour des comptes

Entrée de la cour des comptes / TouN via Wikimedia CommonsCC License by

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Un rapport de la Cour des comptes à paraître en novembre et que Le Monde s’est procuré a récemment jeté le discrédit sur la gestion de Sciences Po sous Richard Descoings, son ancien directeur décédé à New York dans sa chambre d'hôtel le 3 avril 2012.

Admettant que le dossier «comprend des remarques fondées, des critiques justifiées et des questions auxquelles les autorités de Sciences Po se sont efforcées de donner suite», l’institution se défend dans un document d'une centaine de pages envoyé notamment à tous les étudiants en affirmant que le rapport contient aussi «des affirmations, des commentaires et des jugements» qu’elle «conteste avec fermeté».

«La politique de développement de Sciences Po n'a pu être mise en œuvre qu'au prix d'une fuite en avant financière et d'une gestion peu scrupuleuse des deniers publics», notait le rapport de la Cour des comptes.

Accueillant «de 4.543 étudiant en 2005 à 8.421 en 2010, soit une hausse de 85%», Sciences Po estime que les critiques sur la «fuite en avant financière» de la Cour ne prennent pas en compte cette augmentation, la considérant comme une «anomalie».

De même, si la subvention versée à la Fondation nationale des Sciences politiques (FNSP) a progressé de 33% de 2005 à 2010, Sciences Po souligne que relativement à la progression du nombre d'étudiants en formation initiale, «le coût moyen par élève a été en baisse de 28%».

Même argument concernant l'augmentation de la masse salariale sur la période.

A propos du statut hors norme de Sciences Po, sur lequel la Cour s'interroge, «aucune des universités françaises en sciences humaines et sociales de droit commun n'a l'autonomie nécessaire pour obtenir les résultats de Sciences Po», conclut l'institution, pour qui la dépréciation par la Cour de sa performance révèle, «en creux, que ce n'est pas la stratégie de Sciences Po qu'elle semble contester mais, plus profondément, la légitimité de son modèle original».

Sciences Po

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